Jeudi 5 mars 2009
- Publié dans : Réflexions - Par L'envol du Phenix
Cela faisait pas mal de temps que je n'alimentais plus ce blog.
Pour moi tout était plus ou moins dit depuis des mois.
La pression professionnelle et un heureux évènement familial, la naissance de mon fils Maxence, ont pris le pas sur le temps nécessaire à l'alimentation fréquente de ce blog.
Je suis resté cependant en veille depuis juin 2008.
Que dire... La mascarade médiatique continue, mais Mars 2009 démarre fort, très fort même.
Le système est en crise et sa destruction est planifiée et contrôlée.

Tic-Tac Tic-Tac, le compte à rebours a commencé !

Il y a ceux qui refusent de comprendre et qui sont prêt à tout pour défendre leur position et leur place dans la matrice.
Il y en a d'autres qui ont senti ce qu'il se prépare et ce que nous allons vivre.
Il est fort probable que je sois prochainement touché par cette crise systémique, comme beaucoup d'autres.
Je ne suis pas assez dans le moule, pas prêt à vendre mon âme au diable pour conserver coûte que coûte ma place. La pression managériale est insoutenable et déraisonnable. Je ne vois plus trop l'intérêt de courber encore plus l'échine.

Le vent de la révolte est en train de se lever peu à peu.
Le Titanic économique coule, l'orchestre médiatique continue de jouer, la nouvelle bourgeoisie poursuit ses festivités, mais les locataires des fonds de cale commence à prendre l'eau.

REVEILLONS NOUS !!!! REVEILLONS NOUS !!!!   REVOLTONS NOUS !!!!
OFFRONS A NOS ENFANTS UN MONDE MEILLEUR, UN MONDE PLUS JUSTE ET HUMAIN !!!
VIRONS LES REQUINS DU CAPITALISME SANS FIN...
VIRONS CES POLITIQUES QUI NE SONT QUE LES PORTES PAROLES DE CE SYSTEME MALSAIN.

Il est temps de mettre fin à notre accord tacite, à notre consentement silencieux.
Le Peuple doit se prendre en main mais pour cela les gens doivent se donner la main et oublier leur réflexes égoïstes.

Allez Courage soyons unis.


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Jeudi 5 mars 2009
- Publié dans : Citations - Par L'envol du Phenix
Ce n'est pas sa meilleure chanson, mais la violence du texte par rapport aux actualités vaut le détour, surtout qu'il a osé le chanter en live sur une chaîne publique.




Embrasons-nous

Parlé

« Des parents sous anxiolytiques, dans les mines modernes. Faut du gasoil dans la bagnole, rentrer la thune dans ta compagnie. Des bénéfices aux actionnaires et toi qui galères pour payer des fringues à tes mômes. Que t’es triste à mourir. La jeunesse est au shit, à la « c », à la colle. Dis-moi qu’est-ce qu’on lui offre qui vaille mieux que ça, que l’appât du gain, toujours encore, de l’avoir sur nos êtres. Nous n’avons plus de rêve que celui d’oublier. Tu les vus les autres ? Ils ont le regard pauvre, plein de sous dans leurs poches, la commission qu’ils se sont faits pour le crédit de leur bagnole. Ils sont en Porsche ou en Aston, toujours accompagnés d’une conne, ils ont le regard de la mort, le regard de la mort. L’obscurantisme décidément fait des petits de jour en jour. C’est sûr, eux, ils brûlent pas de bagnole. Pendant qu’ils font des farandoles dans leurs putains de boîtes de nuit, dans leurs putains d’assemblées, c’est sûr qu’ils font partie de la communauté. »

Chanté

Servir à soif à qui a faim,
Prôner le vide à qui est plein,
Et faire l'amour à des corps sourds.
Pourquoi faudrait-il que l'on s'aime ?
Pourquoi faut-il qu'on s'en souvienne
Quand ça rend le cerveau trop lourd ?
Servir des rires à qui a peine
Et se jete sous des poids lourds.
S'effiler au fil du rasoir,
Se pendre à coup de corps perdus.
Evadez-moi,
Embrasons-nous.

Me voir devenir mort quand la chair est à vif.
Dans les combats du tigre, passer entre les griffes,
Et sentir dans la veine qu'on est proche de Dieu,
Et puis sentir la haine qui nous monte aux yeux.
Mes cris dans le silence ne me ramène plus
Qu'à de tristes équations à de tristes inconnues.
Que je connais trop bien la déchire et la viande
Qu'on serre entre ses bras ou qu'on coupe au couteau.
Ces filets au fil du rasoir.
Se pendre à bout de cordes perdues.
Evadez, Evadez, Evadez, Evadez-moi.
Embrasons, Embrasons, Embrasons, Embrasons-nous.

Au devant les supplices et le coeur qui crie,
Faut foncer dans le tas, les barrages de police,
Avec moi les fantômes aux ombres invincibles,
Devenir invisible pour mieux toucher la cible.
Y a pas d'ordres qui tiennent si y a pas de désordre,
Y a pas la liberté si t'es pas prisonnier.
Evadez, Evadez, Evadez, Evadez-moi.
Embrasons, Embrasons, Embrasons, Embrasons-nous.

Allez

Hurlé

Ils n'ont que l'argent à la bouche.
Il n'y a que l'argent qui les touche.
Y a des dollars sur leur bavoir.
Sûr qu'ils en ont à nous en vendre,
De la connerie !
Moi je dis que celui qui s'achète une action a du sang sur les mains,
Celui d'un ouvrier à l'autre bout du monde qu'on renverra chez lui,
En lui disant merci,
Mais il faut gagner plus,
Mais il faut gagner plus,
Mais il faut gagner plus,
De l'or, de l'or, toujours on veut de l'or,
De l'or, de l'or, toujours on veut de l'or,
Il rentrera chez lui annoncer à sa femme,
Qui le quittera bientôt, qu'il a plus rien.
Tu rentreras chez toi annoncer à ta femme, connard,
Que tu n as plus rien ! que tu n'as plus rien !
Il est où le procès,
Il est où le putain de procès !
Allez brûlons la bourse !
Histoire de leur donner le change,
Moi j'attends le procès,
Moi j'attends le procès de ceux qui s'amusent avec des milliards,
Des milliards de dollars, des milliards de dollars,
Pauvres petits cons !!!

Total ! Douze milliards de bénéfices !
Douze putains de milliards de bénéfices!
Sûr si tu voles un putain de portable, tu prendras deux ans !
Sûr si tu payes pas ton putain de loyer, ils t'enverront l'huissier !
Mais si tu prends des milliards de dollars, allez, serre la main aux politiques !
On veut les voir en taule ! (?)
On veut les voir en taule !
On veut les voir en taule !
Je ne vois qu'un royaume
Démocratie ?
Démocratie, mon cul !
T'en a pas marre,
T'en as pas marre, toi putain de peuple,
Qu'on te pince le cul
A chaque coin de rue,
T'en a pas marre,
Je ne vois que la rage de ceux qui n'ont plus rien,
La tête au fond des chiottes à chercher l'oxygène,
A chercher l'oxygène, à chercher l'oxygène !
Un jour, un jour, un jour, un jour!
Ouais ! Le peuple se lèvera !
Un jour, le peuple se lèvera !
Un jour, le peuple se lèvera !
Un jour, le peuple se lèvera !
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Samedi 28 février 2009
- Publié dans : Citations - Par L'envol du Phenix



Gagnants/Perdants

Tous ces beaux jeux inventés Pour passer devant les premiers Pour que chacun soit écrasé S’il refuse encore de plier Les dégâts, les excès Ils vont vous les faire payer Les cendres qui resteront C’est pas eux qui les ramasseront Mais les esclaves et les cons Qui n’auront pas su dire non

Nous on n’veut pas être des gagnants Mais on acceptera jamais d’être des perdants

Pimprenelle et Nicolas Vous nous endormez comme ça Le marchand de sable est passé Nous on garde un oeil éveillé Ô la peur, ô le vide Ô la victoire des avides Faut pas bouger une oreille Toutes sortes de chiens nous surveillent Pas un geste, une esquisse Sinon on tourne la vis Nous on n’a rien à gagner Mais on ne peut plus perdre puisque c’est déjà fait

Toi qui viens de loin d’ici Avec Ta peau et Tes os On t’a parlé du paradis On t’a menti, tout est faux Ô mon ami, ô mon frère, tout ce nerf Perdu pour la guerre Tu vas voir tout l’amour Qui traîne au fond du discours Dis, t’en veux des papiers ? Dis, tu l’as vu mon palais ? T’auras rien, c’est ainsi C’est pas fait pour les perdants, le paradis

Il y a la chair à canon Il y a la chair à spéculation Il y a la chair à publicité Y a tout ce que vous aimez Vous et moi on le sait Le spectacle est terminé Pourtant c’était presque idéal C’était loin du féodal Oh maint’nant c’est foutu Ça fait joli dans ton… Fort intérieur c’est gênant De rejoindre comme ça la cohorte des perdants

Il faut pas se faire d’illusions Mais c’est mieux debout pour l’action Et pour nos âmes, c’est égal Dieu n’est pas dans la bataille Ô messieurs les décideurs De toutes parts, de tous côtés Sachez que profond dans nos coeurs On n’arrête pas le progrès Sous l’Iris, sous la peau Sous les ongles et dans l’étau On pourra toujours refuser De devenir les premiers ou les derniers

Pas de leaders triomphants On s’ra jamais des gagnants ni des perdants

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Samedi 28 février 2009
- Publié dans : Economies & alternatives - Par L'envol du Phenix
voici un interview peu commun mais fort pertinent à lire.

Bill Deagle (BD): Bonjour, Bill.

Bill Ryan (BR): Dr. Bill. Bon après-midi à vous. Comment allez-vous ?

BD: Bien, comment était votre folle journée à la conférence ? Je pense que vous avez fait de nouveaux voyages, où êtes-vous allé ?

BR: Nous avons été en Équateur il ya environ un mois, travailler avec Brian O'Leary et George Green. Je crois que vous connaissez George, n'est-ce pas ?

BD: Oui. Je connais très bien George.

BR: Et Brian O'Leary, est un ex de la NASA. C'est un activiste de l'énergie libre. Un homme merveilleux que nous avons eu le plaisir de rencontrer. Et l'Équateur est un endroit très intéressant et aussi complètement différent de l'exposition du Los Angeles Conscious Life.

Nous avons parlé informellement avec David Icke et Jordan Maxwell ainsi qu'un certain nombre d'autres personnes que vous connaissez assez bien.

BD: J'ai entendu dire que David était à la conférence, aussi. Est-ce vrai ?

BR: C'est exact. Nous sommes vraiment impatients de l'interviewer dans quelques jours. Nous n'avons pas été en mesure de le contacter encore.

BD: Avez-vous un numéro pour le contacter ? Je souhaitais l'introduire dans ma conférence et je n'ai pu le contacter.

BR: Je serais heureux de vous le présenter.


Kerry Cassidy (KC): Bill ici Kerry Cassidy.

BR: Salut.

KC: Comment allez-vous ?

BR: Salut Kerry.

KC: Nous aimerions faire une brève introduction avant de commencer. Salut, c'est Kerry Cassidy et Bill Ryan de Project Camelot. Nous sommes aujourd'hui, lundi le 16 février, 2009. Alors Bill Deagle, nous sommes très intéressés à entendre ce que vous avez à nous dire. Je sais que vous avez une mise à jour pour nous, alors allez-y.

BR: Bill c'était votre anniversaire hier n'est-ce pas ?

BD: Oui et aujourd'hui, c'est le Président's day. Amusant n'est-ce pas?

La mise à jour, fait suite à une lecture de septembre dernier [2008] et bien sûr, le rappel des évènements du 4 octobre concernant la dissolution de l'Islande, qui a probablement eu depuis une adhésion hâtive à l'Union européenne. Mais ce qui se produit est la dégradation à un état de chaos. Il ya un certain nombre de pays où ceci est en train de se passer.


Je viens de terminer une conférence aujourd'hui avec Joan Veon, Ted Pike, et bien sûr, Lindsey Williams et ses contacts de haut niveau dans le domaine du pétrole et des mondialistes, ces organisations qui contrôlent les évènements.


Une chose importante est que les gens doivent réaliser que, ce qui se produit, n'est pas une récession, ni une dépression. L'enjeu n'est même pas d'effectuer la dissolution de l'économie du monde entier pour qu'elle s'effondre.


C'est une révolution économique, ce qui signifie qu'il y aura sans doute des évènements de très courte durée, très douloureux, visant à changer la nature de l'ensemble de l'économie mondiale.


Et de toutes les recherches et au vu des évènements qui se déroulent, nous allons être confrontés à un certain nombre de choses qui vont à l'encontre de la logique et des recherches scientifiques les plus récentes.


Par exemple, cette semaine, j'aurai sur ma conférence le Dr. Peter Ward, un spécialiste en géologie, le volcanisme, la chimie de l'air pour en connaître plus sur ce qui se passe dans la chimie de l'atmosphère et son modèle, en relation avec le dioxyde de soufre émis par le volcanisme, ainsi que la production de SO2 par l'homme, comme les principaux facteurs qui contrôlent le climat.


Mais ils vont mettre en place une taxe sur le carbone et au même moment mettre en danger... 100 millions de personnes, qui risquent de mourir au cours de la prochaine année, de la famine que nous aurons causée parce que nous n'aurons pas réglé les problèmes financiers et une crise financière conséquente, dans laquelle l'économie mondiale s'arrêtera.


Et ceci se produit dans les ports des États-Unis et ailleurs. C'est appellé: "La Baltique Dry Index", cela signifie que les marchandises ne sont pas expédiées nulle part dans le monde. Et ça signifie que l'alimentation, l'automobile, tout s'arrête.


Cet indice est actuellement à 87% en moyenne.


Cela indique que les volumes internationaux de marchandises, généralement acheminés par bateau et par chemin de fer à travers le monde et d'un pays à l'autre ne sont pas expédiés.


Par exemple en Allemagne, ils s'accumulent sur les quais. Ils n'ont pas de place pour les automobiles qui vont être expédiées outre-mer. Comme en Chine, ils ont peur d'une détérioration de l'ensemble de leur société, de sorte que la production des usines continue, mais ils n'ont pas de place pour les mettre. Donc, tout ce que nous avons est une production de marchandises.


En même temps, nous entrons dans une phase climatique particulièrement sévère, qui occasionne encore plus de danger pour l'approvisionnement alimentaire mondial, au moment même où l'économie est en train d'imploser.


Et le passage du projet de loi du Sénat et du Congrès, qui a été fait la semaine dernière dans le cadre de la gestion Obama, exactement l'opposé de ce que Lyndon LaRouche recommandait - et j'appuie fortement le suivi des recommandations de Linden, à l'exception des centrales nucléaires comme une solution.


Nous avons eu un certain Dr Ernest Sternglass au salon la semaine dernière et je conviens avec lui que nous avons besoin d'utiliser le gaz naturel et de convertir les centrales nucléaires, car ils relâchent tous des radio-isotopes. Et nous n'avons qu'une courte fenêtre de temps pour réagir avec des technologies en ligne, qui comprennent la fusion nucléaire, l'énergie solaire, éolienne et d'autres encores, qui peut aider à réduire le besoin.


Mais le vrai problème aujourd'hui est dans le court terme et nous nous déplaçons, non pas vers une dépression, mais un effondrement économique et une conversion complète de l'économie mondiale. Et je crois que durant cette période douloureuse, nous sommes en face d'un grand danger, celui de prendre les mauvaises décisions.


Il semble que les Israéliens ont choisi un gouvernement qui est très à droite et qui ne lâchera pas les Palestiniens d'une semelle, en plus de vouloir attaquer l'Iran dans les six prochains mois. Ceci nous conduira également vers ce traité de paix qui est discuté et susceptible de se produire là où ils diviseront l'État d'Israël, ce qui aura comme résultat d'occasionner une guerre future sur une frontière indéfendable.


De plus, le système financier est en passe d'être lié à un système de suivi international dans lequel tout sera à l'intérieur de leurs bases de données informatiques.


Maintenant, nous allons faire face à une longue dépression qui va durer des années et des décennies, quelque chose qui ressemble beaucoup à une plaie dans un champ de bataille de la guerre civile, dans laquelle le médecin de guerre ampute un membre après qu'un boulet de canon a pris la jambe de quelqu'un. Sans anesthésie, avec les scies et la cautérisation, ça sera extrêmement douloureux


Et c'est ce que les gens ont besoin de comprendre. Ce n'est pas du tout comme tout ce que nous avons connu lors de la Grande Dépression des années 1930, mais ça s'apparente beaucoup plus avec l'effondrement du système de la Lombardie du 14ème siècle, duquel a résulté la peste noire. Mais c'est encore plus que cela, parce que ce que nous allons finir par avoir très rapidement, est une toute nouvelle économie mondiale, où tout est dans un système électronique qui possède un contrôle absolu sur tous les citoyens de la Terre, incluant le suivi et le contrôle.


Et c'est vers ça que nous allons. Et ça va se produire assez rapidement avec la régionalisation des devises mondiales et la restructuration des dettes de la planète.


Le problème, est que j'entends maintenant beaucoup de désinformations et de peurs.


On peut toujours contrôler la direction que cela prend. Nous n'avons pas à descendre sur le chemin qui mènera à la famine de 100 millions de personnes et qui jettera les bases d'une pandémie mondiale. La société japonaise Panasonic en est déjà à rappeler leurs employés au Japon, parce qu'ils entrevoient une pandémie dans les prochains mois.


Donc, essentiellement ils vont, en un sens, « Islandifier » les économies du monde,et les décisions qui ont été faites au cours des premiers jours de l'administration Obama garantissent que l'implosion, va se produire plus tôt que tard.


Donc, je suis en accord avec des experts financiers comme Gerald Celente. Nous aurons probablement à faire face à un congé des banques, possiblement quelque part entre mars et juin.


BR: Ça ressemble à ce que dit George Green.


BD: Oui. Et cela signifie que tout l'effondrement du monde est lié... En partie parce qu'ils ont un agenda et un calendrier. Et les gens ont besoin de savoir que ce calendrier est relié à des changements d'ordre galactiques et solaires.


Nous nous dirigeons en ce moment dans une phase énergétique du plan de la galaxie et ils savent que les changements planétaires sont pour se produire. Alors, ils se préparent avec leurs « lingots d'or », à essayer de se cacher dans des bases souterraines lorsque ces manifestations commenceront à prendre place plutôt que de préparer de la population à faire face aux changements qui vont se produire sur notre planète.


Croyez-le ou non, la logique de destruction de l'économie mondiale, la distribution de pandémie, ou même une guerre nucléaire, leur donne une excuse pour se cacher sous terre alors que tout le reste d'entre nous, seront en train d'imploser dans une crise financière, des guerres et la peste. Dans un sens, des événements qui sont d'enflammer plutôt que de résoudre, ne sont qu'une couverture pour masquer leur fuite sous terre lorsque les événements frapperont notre système solaire et notre planète.


BR: Mais il ya certaines choses que beaucoup de gens, y compris vous et nous, croyaient se produire vers la fin de l'année dernière et qui ne se sont pas encore réellement passé.


BD: Eh bien ce qui s'est passé et si vous en parlez avec les experts financiers - comme nous avons eu Joan Veon la semaine dernière, et d'autres experts comme Harley Schlanger du "Executive Intelligence Review" - ils travaillent dans les coulisses et se font des rencontres, comme celle avec les Russes par exemple au cours de la dernière semaine, avec l'UE et les Rothschild à Londres, ou le G7 qui viennent de se rencontrer, et en fait, ils ont mis en place toutes les opérations nécessaires à établir la structure régionale du futur système bancaire du monde, et c'est presque fini. Il n'est pas question de démarrage, elles sont en fait presque toutes achevées.


Et il est très probable qu'une fois qu'ils ont tous conclu leurs accords cachés, ils vont déclarer le congé de la banque et mettre en place la norme concernant cette nouvelle monnaie. Tout comme j'ai corroboré les évidences fournies par Hal Turner: ils ont déjà livré plus de 800 milliards des nouveaux Amero aux communistes chinois en préparation d'un nouveau système monétaire mondial.


Ainsi, dans les coulisses, tout est fait. Rien ne transparaît dans les médias et ils sont prêts à faire les dernières étapes d'ici très peu de temps.


KC: OK, Bill, mais pouvez-vous nous dire qui sont vos sources à ce sujet ?


BD: Pour certaines, je peux et d'autres je ne peux pas.


KC: Peut-être en général ?


BD: En général, j'ai interrogé des experts financiers et d'autres sources qui sont classées. Néanmoins, ceci est en accord avec les sujets que nous avons eus récemment sur mon émission, en plus de mes autres recherches indépendantes en provenance d'autres sources. Par exemple, avec des contacts à l'intérieur du gouvernement j'ai su que dans les 30 derniers jours, nous avons démantelé deux engins nucléaires dans deux villes américaines. L'un était New York et un autre dans une autre ville des États-Unis, qui apparaît être Los Angeles. Cela provient de très bons contacts, haut placés dans le gouvernement.


Donc, il y a eu deux opérations de faux drapeau qui viennent d'être évitées par notre propre gouvernement, et nous avons de bonnes personnes à l'intérieur du gouvernement qui ne veulent pas voir la dissolution de l'Amérique, en particulier avec la montée actuelle...


Près de 20 états américains ont fait une demande en fonction du 10e amendement et demain, j'aurai un des auteurs de cette première demande sur l'émission, le représentant Charles Key de l'Oklahoma. Ils en sont essentiellement à blâmer le gouvernement fédéral, que l'Amérique, parce que c'est une république, est basée sur une acceptation des états pour former une union appelée les États-Unis d'Amérique. Et ce que le gouvernement, dans le cadre de la gestion Obama, en est à s'emparer du pouvoir pour mettre en place une république impériale, pas très différente de ce qui a été mis en place avec la Rome impériale où les Césars ont pris le contrôle sur les provinces et sénateurs et créé la règle des Césars durant l'époque romaine.


Et c'est exactement ce qu'est à faire Obama sous son administration, mettre en place une nouvelle Amérique impériale qui fera des traités avec les gouvernements du monde pour les monnaies régionalisées et un contrôle mondial des finances gouvernementales, militaires et écologiques, en plus d'une taxe mondiale sur le carbone, etc., pour financer la mondialisation qu'ils sont en train de faire.


KC: Vous dites que ces demandes du 10e amendement des états, sont dans un certain sens, des demandes de sécession de l'union ?


BD: Oui, ils lancent un avertissement. C'est comme un avertissement avant un divorce par exemple. « Si tu continues de faire ce que tu fais, de boire, de me battre et de prendre des médicaments et de dépenser tout notre argent et toutes ces choses à la famille, les états sont à dire à l'Amérique, nous allons avoir un divorce. » Donc, essentiellement les états en sont à faire avec le 10ième amendement, l'annonce de ne pas essayer de passer de loi fédérale puisqu'il n'y a pas d'état de guerre, ou d'avoir une conscription nationale pour tous les jeunes 18-25, non seulement pour les quatre branches de l'armée, mais aussi la sécurité intérieure, et la servitude aux sociétés, qui peuvent être renouvelée au gré de leurs volontés ou de celle du gouvernement.


De ne pas essayer de saisir les pouvoirs sur les soins de santé... comme le HIT, qui est la technologie de l'information sur la santé, la surveillance des médecins et, en un sens avec les nouvelles politiques souscrites par Daeschle, de forcer l'eugénisme, qui est une pièce jointe du projet de loi. Ils y ont attaché beaucoup de choses, qui visent à donner une puissance d'ordre impériale à ce nouveau gouvernement.


KC: OK. Mais vous dites que la demande de 10ième amendement des états n'aura pas de succès, mais pourquoi pas ?


BD: Oh, je n'ai pas dit cela. Je n'ai pas dit que ça n'allait pas réussir. Je dis que ce sont les les lignes de la bataille qui se déroule. Voyez-vous, l'objet de ceci est de mettre toutes les choses ensemble, qui sont l'information et les prophéties, sans dire aux gens ce qui va nécessairement se produire. Il n'est que de leur transmettre les différentes décisions.


Actuellement, nous sommes à un embranchement ou nous avons besoin d'avoir le prérequis de 38 états, qui se lèvent et disent : « Gouvernement fédéral, ne songez même pas à passer ces lois. Ne pensez pas à faire des opérations de faux drapeau ou de pandémies ou d'engins nucléaires ou de bombes sales dans une ville des États-Unis, parce que nous savons ce qui est en place.


Nous savons maintenant que vous essayez de prendre le pouvoir et il ne s'agit pas seulement du pouvoir pour le gouvernement fédéral, mais celui de le transférer à George Soros, qui est, l'inventeur des véhicules d'investissement structurés et de la bulle économique, ainsi que chef du réseau caché de la distribution des drogues du monde entier, soutenu par les Britanniques. »


Donc, nous avons maintenant une situation où les lignes de bataille sont enfin tirées et elles vont se déplacer très rapidement, de sorte que nous courons un risque très élevé d'une opération de faux drapeau dans les prochains six à neuf mois.


En fait, cette démarche des états est très bonne, car elle montre que les gens se réveillent spirituellement et intellectuellement, que ce n'est pas seulement une nouvelle administration qui va apporter le changement nécessaire à ressusciter l'économie.

Nous pouvons voir que cette mise en liberté sous caution n'est pas vraiment une chose servant à construire l'économie. C'est de la frime et conçut pour exploser l'économie, tout comme la raison réelle de la guerre et l'invasion en Irak, était d'effacer un trillion de dollars de la dette et de faire sauter la valeur du dollar américain. Ceci ne fera qu'accentuer les problèmes. Et toutes ces pièces ajoutées sont comme le HIT, qui fait partie d'une politique visant à pratiquer l'eugénisme et limiter les soins de santé aux personnes âgées. Le gouvernement et les médecins vont être coincés dans le cadre d'un régime de dossiers médicaux électroniques, qui surveillera chacun de leurs faits et gestes.


L'action des états est une bonne chose, mais ils ont besoin d'aller plus vite, car le danger d'une opération de faux drapeau dans les trois à six mois, est incroyablement élevé. Et une déclaration de la loi martiale et d'une vacance des banques pourrait se produire aussitôt qu'en mars ou du moins avant l'été.


KC: Quel genre d'opération de faux drapeau ? Économique ?


BD: Il existe trois différentes options sur la table aujourd'hui qui pourrait être appliquée en parallèle ou en séquence. La première et la plus probable est une vacance des banques, qui pourrait venir dès mars, je dirais que du milieu à la fin mars, est très probable. La suivante est un événement qui est très probablement d'ordre nucléaire. S'il n'y a pas d'ouverture qui permet à Israel d'attaquer l'Iran, il y aura deux types d'événements. Le premier est le nucléaire et l'autre est biologique. Les contre-mesures que l'Iran possède en Syrie, font qu'ils possèdent maintenant des soldats dormants en Amérique et d'autres nations de l'Ouest avec des armes biologiques prêtes à être libérées.


La grippe aviaire est très, très susceptible de se produire au cours de cette année et l'année prochaine. Cela signifie que les mesures de la Japonaise « Panasonic Corporation » de ramener leurs employés au Japon, est basée sur des faits, pas des conjectures.


Nous avons donc un certain nombre d'événements que nous pouvons éviter. Nous pouvons esquiver les balles. Mais nous devons commencer à réaliser qu'ils sont à se masser et à se préparer à ce jeu de guerre.


Lequel de ces événements ? Quel ordre ? Je pense que les jours fériés seront les plus susceptibles en premier.


BR: Nous avons une dernière question. Qu'est-ce qui se passe dans le monde du géoclimat ?

BD: En gros, nous pénétrons dans la ceinture de photons de la galaxie et le volcanisme de la Terre est sur le point de changer de direction dans les prochaines années. Ce qui se passe actuellement, les volcans à travers le monde, injectent de plus en plus d'eau dans l'atmosphère.


Nous allons en parler cette semaine et nous aurons aussi un climatologue expert, le Dr. Tim Ball et le Dr Peter Ward sur son nouveau modèle.


Le climat mondial, pour l'essentiel, subit un changement radical en raison de changement dans la quantité de dioxyde de soufre et de vapeur d'eau injecté par les volcans dans l'atmosphère. Il ya plus de deux millions de volcans sous la mer. C'est 43,000 milles de long.


Et ces événements vont augmenter dramatiquement la sécheresse dans certaines régions et des pluies excessives dans d'autres, ce qui signifie que plus de la famine.


Ainsi, cette année sera marquée par la combinaison du « Baltic Dry Index» et les changements climatiques, avec une superinflation dramatique du prix des denrées alimentaires et de la famine.


Et parce que nous ne réglons pas les questions financières, la tempête parfaite de la convergence de cet ensemble, risque de mettre à mort 100 millions d'êtres humains, causés par le fait que nous ne pourrons pas aborder ce problème assez rapidement et de façon appropriée.


BR: Est-ce qu'il y a le risque d'un nouvel age glaciaire ou simplement une augmentation de l'instabilité de la météo ?


BD: Eh bien, le nouvel âge glaciaire viendra sûrement plus tard. Mais si vous regardez les cycles, nous sommes dans la 105,000 année d'un cycle et d'un certain autre nombre de cycles, la 13,000 année d'un autre temps de cycle, etc. Nous sommes à la croisée des cycles pour un nouvel age glaciaire et ça ne sera pas long. Ça ne sera pas des décennies ou des siècles, mais plutôt entre un et trois ans. Il y a des évidences que nous y sommes et que c'est principalement causé, non pas par une baisse de température, mais par une augmentation de l'injection de dioxyde de soufre et de vapeur d'eau dans l'atmosphère par le volcanisme. Il se produit lorsque nous passons par le plan galactique qui modifie les mouvements du magma dans la Terre.


Donc, je crois que nous sommes à moins de cinq à sept ans d'un âge glaciaire, un vrai âge glaciaire. En même temps, nous allons passer par des changements majeurs sur Terre, y compris un changement de pôle. Et il ne sera pas simplement magnétique, car nous verrons un mouvement de pôle mouvement qui va réellement se produire. Par exemple, il est estimé par les scientifiques qu'il y a 500.000 ans, le pôle Nord était près de North Bay, Ontario.


BR: Bien sûr. Oui.

BD: Et il y a 300 millions d'années, si vous regardez l'alignement, l'équateur passait par l'Alaska.


Nous allons donc passer par des changements importants. Ça peut-être un changement que de quelque degrés, mais nous nous dirigeons envers un changement. Et les mondialistes savent ce qui approche, c'est la raison de ces politiques qui n'ont même pas de sens au point de vue financier, ni militaire, ni plus qu'économique.


BR: Qu'est-ce que les individus doivent faire ? Faut-il aller se cacher, acheter de l'or, et le mettre en un lieu sûr ? Faut-il quitter l'Amérique ? Où doivent-ils simplement s'asseoir et se battre pour leurs droits ? Que doivent-ils faire maintenant ?


BD: Eh bien, la première chose qu'ils doivent faire c'est de prier, pour demander conseil sur ces questions. La seconde, je pense qu'ils doivent effectuer des réserves de nourriture et autre essentiels, car les évènements seront spasmodiques. Ça peut-être aussi simple que deux semaines de vacance des banques, sans nourriture sur les étagères. Et puis ça se calmera et surviendra ensuite l'évènement suivant. Nous devons aussi penser qu'ici en Occident, nous sommes plus susceptibles de survivre si nous avons des compétences essentielles. Mais il ya des peuples dans les pays du tiers monde qui sont très vulnérable et qui sont susceptible de mourir de faim si nous ne les aidons pas.


Les personnes qui vivent dans des zones qui sont en mesure de s'acclimater et qui ont toujours cultivé leur propre nourriture ont assez de chance de survivre, surtout si elles sont éloignées des zones de changements majeurs survenant sur la planète.


Les populations des grandes villes qui n'ont pas une voie d'évasion ou un plan pour se rendre à l'extérieur ou de la nourriture et autres nécessités en réserve, ni en mesure de se protéger eux-mêmes, parce qu'un effondrement de la société par exemple ici en Californie tout comme en Islande, s'il n'y a pas d'argent pour payer la police, il n'y a simplement pas de police.


Donc, si cela se produit, il y aura un effondrement de la société et les fonctionnaires le savent, il y aura plus de décès causés par des civils, que la perturbation occasionnée par les maladies ou les supers tempêtes affectant la planète.


BR: Une dernière question d'ordre personnel : Est-ce que vous demeurez dans le sud de la Californie ?


BD: Oui. Je suis censé y être en ce moment. Je suis dans la pointe de la lance, car je crois que beaucoup de champs de bataille vont commencer par ici, parce que c'est dans l'ouest des États-Unis que les nouvelles idées ont tendance à se manifester. Et bien sûr, tout le monde est à regarder ce qui se passe en Amérique.


Et il existe déjà des morceaux du champ de bataille. Je crois que les initiatives prises par Obama sont en train de préparer une riposte, tout comme le ferait un serpent.


La réponse à l'administration Obama me rend très inquiet de ce que pourraient être des mouvements très spectaculaires en réaction vers ce que j'appelle le quatrième Reich de la Nazification de l'Amérique et à l'augmentation du risque de la résurgence d'un nouveau type de parti républicain, dirigé par quelqu'un comme M. Arnold Schwarzenegger dans les quatre prochaines années.


Et je suis très préoccupé par les contrecoups possibles de cette ponction du pouvoir et l'État marxiste-léniniste qu'Obama tente de mettre en place, qui va provoquer une violente contre-réaction - nous le voyons déjà dans certains états, que l'Amérique ressemble beaucoup à la République du Weimar au cours de la montée du régime nazi.

Et le parallèle à ce qui se passe aujourd'hui en Amérique me préoccupe, par le fait que la contre-réaction est comme un serpent en mouvement vers l'avant. Et leur objectif sera la mise en place d'un quatrième Reich en Amérique au cours des quatre prochaines années.


KC: De notre compréhension, et nous venons juste de parler à Jim Marrs et Peter Levenda, ça semble être ce qui est en train de se produire. Ils sont déjà à en parler comme si c'était fait.


BD: Oui, je crois que nous y sommes. Certains de ces événements, vous avez raison, sont déjà en cours et se déroulent. Mais nous voyons surtout les joueurs se préparer pour la prochaine manche.


Et je crois qu'ils ont déjà un agenda de guerre à l'ordre du jour, à l'extérieur de celui d'Obama, afin de poursuivre en direction de ce qu'ils désirent atteindre. Un régime fasciste nazi qui naîtra sur les cendres de l'administration Obama.


KC: Problème - réaction - solution, comme dirait David Icke.

BD: Exactement.


KC: Je vous remercie beaucoup pour votre mise à jour, Bill Deagle. C'était très utile d'entendre ce que vous aviez à dire sur ce qui s'est produit en octobre et certaines éventualités qui auraient pu être épargnées par les têtes blanches du gouvernement.


BD: Oui et ça peut changer encore, ce n'est pas coulé dans le béton.


BR: Nous allons voir David Icke dans quelques jours. Nous serons très heureux de vous le présenter.


BD: Merci et prenez soin de vous.


KC: Merci, Bill !

BD: OK ! Bye bye.



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Samedi 28 février 2009
- Publié dans : Politique et gouvernance mondiale - Par L'envol du Phenix
C'est  surpenant de lire cela...


LE MONDE | 27.02.09 | 14h04  •  Mis à jour le 27.02.09 | 19h48

'est off." Ministres ou conseillers, ils ne veulent pas être cités. Mais le constat est sur toutes les lèvres : le système de gouvernance de Nicolas Sarkozy s'essouffle. L'hyperprésidence atteint ses limites. La méthode devait permettre d'aller plus vite, en menant de front toutes les réformes à partir de l'Elysée. Au bout de deux ans, la machine semble se gripper. En attestent la multiplication des reculs (réforme des lycées, enseignement supérieur, travail du dimanche) et la chute de la cote du président dans les sondages.
L'Elysée ne parvient pas à assurer la mise en oeuvre effective des mille et une réformes annoncées à grand renfort médiatique. L'intendance ne suit pas. "Une fois qu'on a décidé, on n'est pas capable de suivre les réformes. C'est humainement, administrativement, impossible", affirme un conseiller de l'Elysée.

Enfin, l'équipe gouvernementale est laminée, inaudible. Plusieurs ministres appellent à un changement d'équipe et de méthode, alors que le chef de l'Etat s'expose à tout propos, sans parvenir à montrer un cap. "Il faut reconstituer un gouvernement, un vrai, et placer un écran entre le président et les événements", exhorte un ministre. "Nicolas Sarkozy doit faire ce qu'il ne sait pas faire : travailler en équipe et valoriser ses ministres. La question est de savoir s'il est capable de se remettre en question après deux ans de pouvoir", estime un second. " Il faut accepter d'avoir des ministres qui soient des personnalités et qui peuvent dans une certaine limite mener une politique autonome", demande une troisième.

Le chef de l'Etat, qui attribue son impopularité et sa prudence accrue à la seule crise économique, dit ne rien vouloir changer. "Il est d'une sérénité absolue", estime un conseiller. Tout juste ce dernier concède-t-il qu'"il lui manque un Dominique Strauss-Kahn, qui occuperait le ministère de la parole économique avec talent". Il lui manque aussi une Martine Aubry, une Elisabeth Guigou, un Jean-Pierre Chevènement, bref l'équipe qui avait fait le succès des débuts du gouvernement de Lionel Jospin. Mais à écouter l'entourage du président, aucune personnalité de poids ne serait à l'extérieur. Jean-Pierre Raffarin ? Il ne s'entend pas avec le président. Alain Juppé ? C'est un "vieux monsieur", ose-t-on.

Le manque de personnalités s'explique en partie par l'évolution des institutions. M. Jospin gouvernait sous un régime parlementaire, celui de la cohabitation, tandis que M. Sarkozy tire les conséquences d'institutions devenues quasi présidentielles avec l'introduction du quinquennat. "Un ministre m'a dit : "si tu revenais au gouvernement, tu ne reconnaîtrais par le job", raconte Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale.

Le système est déséquilibré par la faiblesse des contre-pouvoirs : les ministres sont en bail précaire alors que la désignation des secrétaires américains est confirmée par le Sénat, en général pour quatre ans, tandis que le Parlement n'exerce pas encore les pouvoirs dévolus par la Constitution révisée. "Le défi, c'est d'avoir en face de l'"hyperprésident" un "hyperparlement" sur lequel les ministres doivent s'appuyer", estime M. Copé.

M. Sarkozy bloque le système par son activisme et sa propension à s'entourer de personnalités qui lui doivent tout, comme l'analyse l'eurodéputé UMP Alain Lamassoure, grand déçu du sarkozysme : les fidèles historiques (Patrick Devedjian, Brice Hortefeux), ceux qu'il a tirés de l'anonymat (Rachida Dati, Rama Yade) et les transfuges, qui n'ont pas de possibilité de retour en arrière (Eric Besson, Bernard Kouchner). "Le seul type non humilié, c'est l'"ami" du président, Brice Hortefeux. Sinon, vous n'êtes rien. Ce système détruit l'idée de gouvernement", tranche l'ancien eurodéputé centriste Jean-Louis Bourlanges.

M. Sarkozy malmène ses ministres, les fait recadrer par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée : la ministre des finances, Christine Lagarde, en a fait les frais à l'automne 2007, puis ce fut le tour, fin 2008, de la secrétaire d'Etat aux droits l'homme, Rama Yade. Mais la colère présidentielle vaut thérapie. "Sarkozy ne vire pas", constate une ministre.

Les remaniements au fil de l'eau sont anxiogènes et ne permettent pas de se débarrasser des maillons faibles. "Ce n'est pas très bon pour l'ambiance gouvernementale. On attend toujours le coup d'après", confie un secrétaire d'Etat qui, comme tous les secrétaires d'Etat, rêve de devenir ministre. "Ce ne sont pas les gens qui sont faibles, c'est l'organisation", résume-t-il.

Les membres du gouvernement sont soumis aux grands féodaux que sont les conseillers de l'Elysée (Raymond Soubie pour le social ; François Pérol, hier, Xavier Musca demain pour les finances ; Jean-David Levitte pour les affaires étrangères). "Les conseillers sont infiniment plus importants que les ministres", poursuit M. Copé.

La situation est compliquée pour Michèle Alliot-Marie (intérieur), Bernard Kouchner (affaires étrangères), Rachida Dati (justice), dont la mésentente avec leurs interlocuteurs respectifs (Claude Guéant, Jean-David Levitte, Patrick Ouart) est de notoriété publique. Quant aux ministres dont le "référent" n'est pas présent à la réunion décisive de 8 h 30, présidée par M. Guéant, ils se retrouvent sans relais fiable à l'Elysée. C'est le cas des pôles environnement (Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno) et éducation (Xavier Darcos, Valérie Pécresse). Leur seul recours est le lien direct avec M. Sarkozy, vers qui tout ramène.

Les annonces incessantes du président donnent l'illusion d'une équipe de choc qui ferait bouger la France. Mais l'administration résiste. Plutôt que de repenser leur propre organisation, l'Elysée mais aussi Matignon s'en prennent au conservatisme de la haute fonction publique. "Elle a du mal à changer rapidement de politique, suivre le train des réformes qu'on lui impose. Régulièrement, il faut rappeler à l'ensemble des structures que la volonté politique doit primer", déclarait le premier ministre François Fillon dans un entretien au Monde du 3 février.

Les esprits critiques n'osent pas aborder ces sujets avec le chef de l'Etat. "Les ministres ne disent rien, ils s'occupent de rester ministre", affirme un conseiller mécontent de la situation. On chuchote, on fait passer un message, en espérant que l'information remontera. Les réunions dites du G7, qui rassemblaient les ministres les mieux à même de vendre l'action du gouvernement, ne sont plus ce qu'elles étaient. "La dernière fois, nous avons été reçus par Claude Guéant", pour accorder la communication sur le sommet social, se lamente un participant. Et les réunions de travail ne prêtent pas à la critique. "Sarkozy ne s'exprime pas sur ses difficultés, confie une ministre. Les débats sont assez francs, mais tournés vers l'action."


Arnaud Leparmentier
Article paru dans l'édition du 28.02.09
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Mercredi 5 novembre 2008
- Publié dans : Economies & alternatives - Par L'envol du Phenix

Indications d’une récession profonde aux Etats-Unis, sur fond de licenciements s’étendant de la côte Ouest à la côte Est


Le patronat américain, tant dans le privé que le public, a annoncé des dizaines de licenciements de masse ces derniers jours. L’impact de la récession a commencé à s’étendre largement au-delà du secteur de l’implosion financière et des industries en difficulté telle l’automobile pour toucher l’économie en général.



Indications d’une récession profonde aux Etats-Unis, sur fond de licenciements s’étendant de la côte Ouest à la côte Est
Par Patrick O'Connor

Les Etats-Unis sont à présent entrés dans ce qui est, dans l’attente de certains analystes, la pire récession depuis plus d’un quart de siècle. Les économistes de JPMorgan Chase ont évalué vendredi que le produit intérieur brut est tombé à un taux annuel de 0,5 pour cent au troisième trimestre de cette année en prévoyant un déclin de 4 pour cent au cours des trois prochains mois d’ici décembre. Ceci signifierait le déclin le plus abrupt depuis la récession de 1981-82.

Le chômage devrait subir une accélération rapide. « A mon avis il sera de l’ordre de 8 ou 8,5 pour cent d’ici la fin de l’année prochaine », a dit au New York Times Nigel Gault, économiste en chef de Global Insight.

Les statistiques rassemblées par le cabinet de conseil en recrutement Challenger, Gray & Christmas, révèlent que les cinq premiers secteurs responsables de licenciements durant les neuf premiers mois, donc jusqu’à septembre de cette année sont : le secteur financier avec 111 200 suppressions d’emploi ; le secteur des services à l’automobile avec 94 900 licenciements ; le secteur gouvernemental à but non lucratif, 66 800 licenciements ; les transports, 62 000 licenciements ; et le commerce de détail avec une perte de 51 300 emplois.

Dix-sept des vingt-neuf hauts fourneaux des aciéries américaines ont cessé de fonctionner suite à une baisse de la demande, ce qui devrait accélérer la baisse de la production qui a connu un déclin de 4 pour cent durant le mois d’août à septembre. L’analyste Michelle Applebaum, de Chicago, a dit au Times que ces chiffres reflétaient « des réductions presque instantanées de production suite à une baisse de la demande mondiale d’acier vu que les acheteurs d’acier différaient leurs achats en préférant recourir à leurs propres stocks par ces temps incertains ».

Les géants américains de l’automobile ont annoncé presque tous les jours au cours de ces deux dernières semaines de nouvelles séries de suppressions d’emplois. Vendredi, Chrysler a révélé que 25 pour cent de ses salariés dans le secteur administratif seraient licenciés avant la fin de l’année et qu’une autre restructuration aurait lieu « dans un avenir proche ». L’annonce qui touche environ 5000 cols blancs, est tombée un jour après que Chrysler eut révélé ses projets de supprimer 1825 autres emplois. Un porte-parole de l’entreprise a dit que les suppressions étaient provoquées par une baisse des ventes au pays et n’étaient pas liées à une éventuelle fusion avec General Motors (GM), Nissan ou Renault.

Les experts de l’industrie automobile ont rejeté cette affirmation. « Les gens qu’ils licencient n’accepteraient certainement pas les différentes alternatives qu’on leur propose », a dit au Wall Street Journal, Van Conway, directeur et partenaire de la firme Conway MacKenzie & Dunleavy sise à Detroit. « Pourquoi les garder, si GM ou Renault ou un autre va reprendre l’entreprise ? Ils sont en train de réduire leurs capacités, c’est sûr, et il semble bien qu’ils vont vendre. C’est évident. »

Les licenciements ne sont qu’un avant-goût des dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui vont aller de pair avec une fusion finalisée entre les principales entreprises automobiles.

GM a annoncé la semaine dernière qu’ils allaient suspendre de nombreuses allocations dont bénéficient les employés, y compris les contributions pour les produits de retraite 401(k) des salariés, ils ont aussi dit qu’ils envisageaient de supprimer fin 2008 et début 2009 un nombre non défini d’emplois de leurs effectifs salariés et contractuels. Le Journal a rapporté samedi à l’occasion d’un autre indice du rapide déclin de l’ancien géant industriel, que Toyota dépasserait probablement en octobre GM comme premier producteur mondial en termes de ventes. GM avait occupé cette position pendant plus de 50 ans.

La récession que connaît le secteur manufacturier va exacerber la crise sociale qui touche déjà de vastes couches de la classe ouvrière et des classes moyennes. Les Etats tributaires de l’emploi industriel tels le Michigan et Rhode Island, dont les taux de chômage officiels sont respectivement de 8,7 et 8,8 pour cent ont été tout particulièrement touchés.

Les suppressions d’emplois se sont étendues dans l’ensemble des Etats-Unis, en touchant tous les secteurs industriels y compris de nombreux employeurs du secteur des services. La production ayant trait à l’automobile a été durement touchée : Le Group Diez a annoncé la fermeture de trois usines d’emboutissage de métaux au Michigan avec suppression de 352 emplois. DMAX, une joint-venture de GM et d’Isuzu sise à Moraine en Ohio, a supprimé 300 emplois. B.F. Goodrich a supprimé 500 emplois à son usine de pneus à Woodburn en Indiana. Thomas-Built a supprimé 205 emplois à son usine d’autobus de High Point en Caroline du Nord.

D’autres suppressions d’emplois dans le secteur industriel concernent un total de 1.000 emplois dans trois usines en Caroline du Nord : Silver Line Building Products à Durham, UCO Fabrics à Rockingham et IWC Direct à Elm City. Le fournisseur de solutions et services de communications ADC Telecommunications implanté au Minnesota a supprimé 190 emplois et Align Technologies en a supprimé 111 à Santa Clara en Californie.

Le domaine de la santé et des services publics commence également à être touché. Cambridge Health Alliance dans l’Etat du Massachussetts a supprimé 650 emplois, Blue Cross Blue Shield du Michigan 100 et le centre médical de l’Université de Pittsburgh 500. Le comté de Los Angeles a remis des avis de mise à pied à 200 salariés faute de moyens budgétaires suffisants.

Même les emplois publics en général sont touchés étant donné que la récession affecte les recettes d’impôts des Etats. L’un des plus grands employeurs gouvernementaux, le service postal américain, a informé ses syndicats que 16 000 employés techniques n’étaient pas couverts par la clause de non-licenciement et pourraient être licenciés.

Le gouvernement Bush n’a proposé aucun plan de sauvetage aux millions d’Américains ordinaires qui sont menacés de perdre leur emploi, leur maison et leurs économies. Avec l’aggravation de la récession, les débats se sont concentrés sur une extension du renflouement du secteur financier, évalué potentiellement à plus de 2 billions de dollars, à des couches plus larges du patronat.

Le Wall Street Journal a rapporté samedi : « Le Trésor américain envisage d’acquérir des titres de participation dans les sociétés d’assurance, une indication selon laquelle le projet gouvernemental de sauvetage de 700 milliards de dollars pourrait se transformer en une tirelire pour les industries en difficultés… Le Financial Services Roundtable, un groupe commercial sis à Washington a envoyé vendredi une lettre au Trésor pour demander un élargissement du plan de soutien gouvernemental d’injection de fonds de façon à inclure les courtiers négociants, les compagnies d’assurances, les fabricants automobiles et les firmes sous contrôle étranger. »

Les compagnies d’assurances sont d’importants acteurs des marchés financiers avec les 1,3 billion de dollars de dettes d’entreprise figurant à leur bilan. Le Trésor avait déjà projeté de racheter les « créances douteuses » de la branche et considère à présent s’il doit injecter plus de fonds publics dans le secteur en achetant les titres de participation. Les entreprises automobiles veulent faire partie du programme pour pouvoir accéder à suffisamment de capital et poursuivre leurs projets de fusion. Le Journal a fait remarquer que le probable élargissement du plan de soutien « pourrait exercer une pression » sur le montant de l’argent avancé initialement en creusant davantage encore le déficit budgétaire du gouvernement fédéral.

L’absolue priorité de l’élite dirigeante est d’assurer que l’oligarchie financière qui est responsable de la crise économique reste intouchée par son impact en reportant le fardeau de cette catastrophe sur le dos de la classe ouvrière. Cette stratégie demeurera intacte en cas de victoire démocrate aux prochaines élections présidentielles.

Le principal conseiller économique de Barack Obama, Robert Rubin, a accordé une interview révélatrice à l’émission d’hier « Face the Nation » de la chaîne CBS. Rubin, qui est actuellement le président de Citigroup, avait été secrétaire au Trésor dans le gouvernement de Bill Clinton et également un ancien associé de Goldman Sachs. Il a souligné que des dépenses supplémentaires, dans le cadre du soi-disant plan de relance budgétaire de la « reprise économique » des démocrates, seraient « liées à un engagement à une discipline fiscale à long terme de façon à ce que nous ne courions pas le risque de miner notre marché obligataire et notre marché monétaire » et « liées à un engagement à long terme pour rétablir des conditions fiscales saines ».

En d’autres termes, une limitation substantielle des dépenses publiques pour les programmes sociaux et l’infrastructure, figure à l’ordre du jour.

La relance budgétaire de 150 milliards de dollars proposée par les démocrates n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan par rapport au plan de renflouement de Wall Street, sans mentionner les besoins sociaux réels de la population. Mais, même cette maigre somme sera prise pour cible afin de promouvoir des secteurs économiques choisis et non pas pour soulager la détresse sociale grandissante.

Le présentateur de CBS, Bob Schieffer, a demandé Rubin si le plan de relance budgétaire inclurait « un quelconque programme massif de grands travaux d’utilité publique comme celui que le président Roosevelt avait appliqué durant la Grande Dépression », ou s’il prévoyait que les gens dans le besoin recevraient des chèques de la part du gouvernement.

Après avoir émis un petit rire de dérision concernant les programmes de grands travaux d’utilité publique lancés dans les années 1930, Rubin a répondu : « Bob, je dirais que ce n’est ni l’une ni l’autre option, telles que vous les décrivez. » Il a expliqué que l’argent serait dirigé vers les gouvernements locaux et fédéraux de telle sorte que les programmes économiques et sociaux existant déjà, et qui sont extrêmement inadéquats, puissent être maintenus. Il a également dit que des abattements d’impôts supplémentaires seraient établis.

Un article à la une du New York Times d’hier et intitulé, « En cas de raz-de-marée électoral du parti, les démocrates voient les risques et les récompenses » a précisé qu’il n’y aura pas de changement significatif dans la politique économique et sociale du pays et ce, même, comme c’est probable, en cas de victoire présidentielle et de l’éventualité d’une vaste majorité démocrate au sein des deux chambres du congrès. Une telle victoire, remarque le Times, comprenant une majorité de 60 membres au Sénat qui mettrait à mal des manœuvres parlementaires d’obstruction (filibusters) « pourrait donner une force extraordinaire aux démocrates pour développer un programme ambitieux de santé, d’impôts, de droits syndicaux, de l’énergie et de la sécurité nationale ».

Mais, poursuit l’article : « Assagis par leurs années d’exil, les démocrates ont dit qu’ils étaient déterminés à éviter ces pièges [d’un "excès de confiance en soi"] au cas où les électeurs leur donneraient le contrôle de la Maison-Blanche et du Congrès… Le caractère de la majorité démocrate, élargie en partie du fait de l’élection de centristes et même de conservateurs, tempérerait également le zèle démocrate de poursuivre un programme excessivement idéologique, ont affirmé les démocrates. »

Au motif fallacieux d’en appeler aux « centristes » et d’éviter un « programme idéologique », Obama et ses collègues sont prêts à intensifier le programme droitier avancé par les gouvernements successifs républicains et démocrates. Ces développements ont révélé au grand jour les partisans d’Obama, ceux qui prônent le libéralisme politique et ceux de « gauche », qui cherchent à entretenir l’illusion qu’une victoire électorale démocrate marquerait une quelconque rupture avec le programme réactionnaire de Bush.

Mercredi 05 Novembre 2008

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Mercredi 5 novembre 2008
- Publié dans : Economies & alternatives - Par L'envol du Phenix
Emmanuel Todd : "Les Américains ont réalisé la plus grande escroquerie financière de l’histoire de l’humanité"
TODD Emmanuel
 
Pour l’historien Emmanuel Todd, l’élection de Barack Obama « redonnera quelques années de vie supplémentaires à l’empire ». Elle ne suffira pas cependant à restaurer l’autorité d’une puissance en voie de déclassement.

L’élection annoncée de Barack Obama sera interprétée comme une régénération de la démocratie américaine, affirme Emmanuel Todd. Suffira-t-elle pourtant à opérer les ruptures espérées ? Historien, démographe, auteur en 2002 d’« un « essai sur la décomposition du système américain », Todd ne cache pas sa perplexité. S’il accueille avec enthousiasme l’accession d’un président noir à la Maison-Blanche, il craint, dit-il, que l’événement ne s’inscrive dans un « processus de dislocation ».

Voilà six ans, vous dressiez le tableau d’un pays devenu « un facteur de désordre international ». Une élection de Barack Obama pourrait-elle modifier ce constat ?

Elle donnera dans un premier temps l’image d’une Amérique qui rebondit. Avec Bush, on a eu le pire des présidents - une sorte de Rantanplan, qui fait la guerre, qui par sa maladresse accélère la destruction de l’empire américain. Avec Obama, resurgit le visage d’une Amérique optimiste et dynamique. Une Amérique civilisée, à la politique étrangère plus raisonnable, qui aspire à se retirer d’Irak, qui ne veut pas déclarer la guerre à l’Iran. Une Amérique qui pourrait néanmoins rester aussi anti-russe que la précédente, les démocrates ciblant la Russie comme le seul véritable adversaire stratégique des Etats-Unis.

Dans le climat actuel de débâcle, de déroute financière et morale, et compte-tenu de la responsabilité inouie de l’Amérique dans le désordre du monde, la victoire d’Obama va permettre aux pro-Américains des pays occidentaux de dire que l’Amérique est redevenue merveilleuse. Elle redonnera quelques années de vie supplémentaires à l’empire.

L’accession d’un élu noir à la Maison-Blanche ne confirme-t-elle pas les mutations intervenues au sein de la société américaine ?

Il se produit des événements vraiment extraordinaires aux Etats-Unis. L’implosion du système financier et du mythe économique, d’un côté ; l’implosion de la structuration raciale, de l’autre. On comprend dans ces conditions que les Américains vivent dans une sorte d’état d’apesanteur. Cela dit, si l’affaissement du sentiment racial est évidemment une bonne nouvelle, le racisme aura vraiment disparu le jour où les électeurs n’attendront rien de particulier d’un président noir. Obama est un homme politique américain. Son discours est truffé des habituelles références aux valeurs religieuses. Il est entouré des personnalités issues de l’establishment démocrate - ces mêmes démocrates qui ont, plus nombreux encore que les républicains, voté les subventions au système bancaire.

L’élection de Barack Obama ne plaide-t-elle pas pour la vitalité de la démocratie américaine ?

Ce qui se passe est étrange, et paradoxal. Si l’on observe l’histoire des Etats-Unis, on constate en effet que le racisme n’est pas du tout un petit défaut de la démocratie blanche : il en est le fondement. Au départ, les colons anglais n’attachaient pas une grande importance à la valeur de l’égalité, que ce soit dans la famille ou ailleurs. Ce qui a permis alors d’assimiler des Européens d’origines très diverses, c’est la fixation de la différence sur les Indiens et les Noirs. Dans l’Amérique jacksonienne, le président était un héros des guerres contre les Indiens. Le racisme a été le moteur de l’émergence démocratique. Aujourd’hui, on assiste à l’avènement d’une ploutocratie irresponsable : la montée des inégalités constitue la dynamique fondamentale de la société américaine.

L’Amérique cesse d’être démocratique au sens économique du terme. Le racisme y est en baisse, mais la démocratie est malade. Elle pourrit sous nos yeux. Dès lors, j’ai peur que l’on tombe très vite de haut. Une partie de l’oligarchie est derrière Obama. Il a du reste ramassé plus d’argent chez les riches que McCain. Son élection sera interprétée comme une regénération de la démocratie américaine. J’ai quant à moi le sentiment qu’elle fait plutôt partie d’un processus de dislocation.

Les Etats-Unis comptent certaines des meilleures universités du monde. Ils attirent de partout les capitaux, les chercheurs, les entrepreneurs de la nouvelle économie. Ces atouts-là ne leur assurent-ils pas une place centrale dans la compétition internationale ?

Quelques universités sont en effet très bonnes. Mais la majorité d’entre elles est d’une médiocrité absolue. Sur le terrain de la production scientifique et technologique, les chiffres sont sans équivoque : l’Europe est redevenue le centre de gravité du monde. Ce sont les Européens qui savent construire les centrales nucléaires modernes, ou qui fabriquent des avions gros porteurs - même avec retard.

L’ouragan Katrina avait en 2005 constitué un premier moment de vérité. On a compris tout à coup que les Américains ne disposaient pas d’assez d’ingénieurs pour protéger les villes, ou les reconstruire. Je pense aussi que le conflit au Caucase a contribué au cours de l’été dernier à précipiter la crise financière. L’inexistence de l’Amérique a été perçue comme un moment d’atterrissage dans la réalité.

Il reste pour l’industrie américaine des secteurs porteurs. L’informatique, la Silicon Valley...

Si l’on songe à ce qu’étaient les Etats-Unis en 1945, il serait étonnant qu’il ne reste rien de leur puissance industrielle et technologique. Mais alors qu’ils étaient excédentaires dans tous les domaines, ils enregistrent aujourd’hui un déficit commercial de 800 milliards de dollars. La vitesse de régression est hallucinante, et elle n’épargnera pas l’informatique : l’Inde va bientôt porter l’estocade.

Le projet économique du candidat démocrate peut-il contrecarrer la dépression qui menace ?

Il n’a pas de programme économique. Au début de sa campagne, il a bien proposé quelques mesures protectionnistes, mais le déficit commercial est tel que le protectionnisme entraînerait dans une première période une baisse dramatique du niveau de vie.

Obama se confond avec son image. Or les difficultés américaines vont bien au delà d’une image. Pour le moment, le dollar tient, car à l’extérieur, des institutions, des gens riches, des Etats veulent que les Etats-Unis restent au centre du monde. Mais la situation ne changera pas : elle devrait même se dégrader encore. La question est maintenant de savoir comment, avec la fin de la mécanique des subprimes, on va donner aux Américains les moyens financiers de continuer à vivre aux frais de la planète.

Les Etats-Unis gardent une forte capacité d’influence sur les leaders d’opinion du monde occidental. Leur image est-elle en train de se troubler ?

L’Amérique, c’est une image. On ne peut en parler sans évoquer le cinéma, les scénarios de feuilletons télévisés, Hollywood. Il y a dans tout ce qui est américain un côté extraordinairement virtuel. Et voilà que par étape on voit émerger la réalité. Il sera en ce sens très intéressant de suivre l’évolution de l’opinion dans les oligarchies financières occidentales. Elles éprouvent un sentiment de solidarité avec l’Amérique. Mais elles viennent aussi de se faire plumer... Je n’aimerais pas être en ce moment un ploutocrate français de la sphère financière.

La notion d’« hyperpuissance » a-t-elle un sens pour vous ?

Dans le domaine militaire, le monde est déjà multipolaire. L’incertitude tient aux illusions que les Américains entretiennent encore sur eux-mêmes. Ils sont un peu comme les Russes, au moment de l’effondrement du communisme. Lorsqu’ une puissance de cette nature possède encore une armée, elle n’est pas à l’abri de réactions irrationnelles. Les Etats-Unis ont également perdu la place centrale qu’ils occupaient sur le terrain économique. Avec l’aventure des subprimes, ils ne viennent pas moins de réaliser la plus grande escroquerie financière de l’histoire de l’humanité. Autrement dit, ils ne sont plus dans ce domaine une hyperpuissance, mais compte-tenu de l’absence de régulation de l’économie mondiale, ils détiennent une « hypercapacité de nuisance ».

JEAN-FRANCOIS VERDONNET et OLIVIER BOT
TRIBUNE de GENEVE

* Emmanuel Todd vient de signer chez Gallimard « Après la démocratie ». ** Après l’empire. Essai sur la décomposition du système américain. Gallimard 2002. Folio actuel 2005.

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Lundi 13 octobre 2008
- Publié dans : Economies & alternatives - Par L'envol du Phenix
Oyé Oyé frères et soeurs de tous les peuples,

Prenez le temps de voir ces videos et vous regarderez la crise financière, les banquiers et les gouvernements d'un autre oeil


Cela rejoint également l'article Un autre regard sur l'Economie






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Mardi 23 septembre 2008
- Publié dans : Economies & alternatives - Par L'envol du Phenix

SCHECHTER Danny

Le monde retient son souffle.

 


Nombreux sont ceux qui savent, et les autres sont en train de le découvrir, qu'au cours de ce mois de septembre turbulent les Etats-Unis sont en train de connaître un 11 septembre financier, probablement pire que celui de 2001, tandis qu'une série de développements catastrophiques secouent notre système économique tout en envoyant des ondes de choc dans le monde entier. Des mots tels que « Armagedon » sont désormais prononcés même entre gens de bonne compagnie.

Imaginez que vous étiez une mouche lorsque le chef de la Federal Reserve Bank, Ben Bernanke, et le Ministre de l'Economie, Henry Paulson, se sont rencontrés à huis clos dans le bureau de la présidente du Chambre des Représentants, Nancy Pelosi. La réunion, sans précédant, fut qualifiée d'urgente.

Comme le décrit Michael Shedlock sur le site de Seeking Alpha Financial, ce fut un grand moment de vérité :

« Lorsque vous l'entendiez décrire la situation, vous aviez la gorge nouée », raconte le sénateur démocrate de New-York Charles E. Schumer.

Comme l'a dit vendredi le sénateur Christopher J. Dodd, démocrate du Connecticut et président de la commission de la Banque du Logement et de l'Urbanisme, lors de l'émission de la chaine ABC « Good Morning America » , les leaders du Congrès se sont entendus dire « que nous étions littéralement à quelques jours d'un effondrement complet du système financier, avec tout ce que cela implique ici et dans le monde entier ». M. Schumer ajouta, « C'était comme si l'Histoire était suspendue, comme si un moment était venu. » Lorsque M. Schumer décrivit la réunion comme « grave », M. Dodd le coupa. « Grave est loin du terme exact, » dit-il. « Nous n'avions jamais entendu de tels propos. »

Avant cette réunion, l'étendue exacte du désastre avait été cachée au Congrès et au peuple états-unien par un discours volontariste et des mensonges éhontés sur « les fondements de l'économie » qui étaient soi-disant sains. Et soudain, plus rien n'était sain. Le gouvernement annonça alors un plan de sauvetage. Samedi, l'administration Bush a déclaré qu'elle voulait 700 milliards de dollars pour le financer, mais que ce n'était peut-être qu'un début.

Le plan prévoit la création d'une nouvelle entité comme la RTC qui mit fin à la crise des années 80 en achetant et compensant les dettes douteuses et autres « actifs immobiliers », injectant des milliards pour soutenir les marchés financiers et de nouvelles consignes de la SEC (organisme chargée de surveiller les opérations boursières - NDT) pour empêcher les ventes à court terme de miner les valeurs boursières - une mesure soutenue par John McCain qui a transformé les « court termes » en épouvantails malgré les objections en première page du Wall Street Journal et de tous ceux qui ont la moindre idée du fonctionnement des bourses.

Barack Obama a jusqu'ici soutenu cette intervention majeure pour tenter de sauver les marchés, et qui pourrait coûter aux contribuables 1000 milliards de dollars ou plus, mais il veut aussi consulter les autres pays sur les mesures à prendre.

La majorité des media (US) ont ignoré les craintes exprimées à l'international alors que la crise se répercute dans le monde entier. La Chine a déjà qualifié la crise de « tsunami financier » et appelle à la création d'un nouveau système financier qui ne serait plus basé sur le dollar US.

Vendredi, les marchés étaient euphoriques et ont grimpé en flèche comme si la crise était passée. C'était plus de la « psychologie de marché » que du simple bon sens. Joe Nocera dans le New York Times était moins optimiste, comparant ces mesures à « une passe de la dernière chance » - lorsqu'un joueur lance le ballon loin devant dans les dernières minutes du match dans l'espoir que quelqu'un l'attrape. Il a aussi précisé que « en général, ça ne marche pas. »

Blogger Shedlock dit que ces mesures, au mieux, retarderont l'Armageddon mais qu'ils n'ont pas écarté le danger :

« Les interventions gouvernementales ne peuvent jamais empêcher un Armageddon financier. En fait, l'intervention du gouvernement dans les marchés libres garantit l'Armaggedon. L'Armageddon n'a pas été évité, juste retardé, au frais du contribuable. »

Nocera est d'accord, et conclut avec le genre de sous-entendu qu'on attend d'un journal de référence, « nous pouvons toujours espérer que le gouvernement ait la réponse, mais ce n'est probablement pas le cas. » Au temps pour tout cet optimisme, genre « problème résolu », qu'on a pu voir à la télé.

Autre chose qui est troublant est cette tendance des media à rejeter la responsabilité de la crise sur les « erreurs » commises par des prêteurs irresponsables et des emprunteurs irresponsables comme si leurs responsabilités respectives dans la crise s'équilibraient. leur conclusion est : puisque tout le monde est coupable, personne ne l'ést.

Ce raisonnement place sur le même plan, d'un côté, la famille Dupont qui a pris un prêt « subprime » après avoir été la cible de marchands peu scrupuleux qui leur ont garanti qu'il s'agissait là d'une bonne affaire et qu'ils ne pouvaient perdre, et, de l'autre côté, une puissante industrie qui savait qu'ils n'avaient pas les moyens d'acheter cette maison mais qui a persisté à financer son achat, tout en trichant sur les chiffres un peu par-ci, un peu par-là, pour ensuite présenter des montants surévaluées aux acheteurs et investisseurs du monde entier.

Depuis quand place-t-on sur le même plan des particuliers et des institutions ? L'acheteur a été trompé ; le prêteur et le marché mult-millionaire de Wall Street derrière ces courtiers sans scrupules ont sciemment exploité des gens qui n'avaient aucune idée qu'ils étaient les victimes d'une arnaque bien pensée et criminelle. Le FBI enquête sur certains de ces crimes. 400 arnaqueurs ont déjà été inculpés. Mais les média persistent à ignorer la cabale criminelle à l'origine de cette crise. Ils soutiennent le versement de la caution alors que personne n'a encore été emprisonné, comme s'ils ne savaient pas que Wall Street n'est pas simplement un centre financier mais aussi la scène d'un crime. Il n'est donc alors pas étonnant qu'un lecteur du New York Times ait appelé cette mesure de plan « Sauvons les Banquiers ».

La crise est loin d'être terminée.

Ecoutons l'économiste Nouriel Roubini dont la plupart des prévisions se sont révélées exactes.

Il prédit, selon le journaliste économique Felix Salmon, « des pertes de 2000 milliards de dollars de crédits, la nationalisation de la moitié du système bancaire US, des défauts de paiement, l'accélération de la baisse des prix de l'immobilier, un arrêt brutal de la consommation des ménages, une contagion globale, une récession, que sais-je encore. »

Roubini conclut :

« A ce stade, la crise du siècle ne peut plus être arrêtée. La seule lumière au bout du tunnel est celle du train financier et économique qui est sur le point de dérailler. »

Si vous croyez pouvoir faire confiance à cette Administration pour résoudre la crise alors qu'elle en a crée tant d'autres, réfléchissez y à deux fois. Alors bouclez vos ceintures car ça va secouer.

Danny Schechter est l'auteur du film IN DEBT WE TRUST (indebtwetrust.com), une mise en garde de la crise et vient de publier « PLUNDER : Investigating Our Economic Calamity » (Pillage : une enquête sur notre catastrophe économique)

Traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

ARTICLE ORIGINAL
http://www.globalresearch.ca/index....


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Jeudi 18 septembre 2008
- Publié dans : Politique et gouvernance mondiale - Par L'envol du Phenix
j'ai trouvé cette petite video :


Sarkozy a eu "une petite nuit"...
envoyé par Napakatbra

Et oui malgré la crise financière cela n'empêche pas notre président de garder son humour ravageur...

Que dire de plus sur cette crise ?

Certains prédisent depuis la crise des subprimes que l'on arrive à une crise systémique globale. Bref le système financier mondiale est en train de couler.
Les banques centrales ne font qu'atténuer ( contrôler ? ) la chute.
Les médias n'utilisent pas le mot, mais on assiste à des nationalisations dans le pays le plus ultra libéral
?!? Et la concurrence dans tout cela ?

Bref les pertes d'entreprises privés sont nationalisées et viennent gonfler les dettes publiques déjà largement indécentes. Les pertes des requins de la finance sont donc répercutés sur le porte monnaie du peuple.
Pile les gains sont majoritairement partagés par les investisseurs, face les pertes sont partagé au bon peuple...
Les banques fusionnent et c'est encore des économies d'échelle qui génèreront moins d'emploi.


Il se passe des choses graves dans le système économique mondial et le 13h de TF1 fait son premier titre sur les prénoms à la mode ?!?!? Allez continuer d'amuser la galerie, d'endormir le peuple en le divertissant, et de rendre son cerveau disponible pour la sainte consommation.

Attention à ce que ceux qui ont créé le problème ne soit pas ceux qui vont réagir pour nous imposer leur propre solution car le peuple sera de nouveau perdant.
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