Richesse, Entre Etalage et Pudeur
Est-ce à dire que le soit disant "Voici l'essentiel de l'actualité" ne l'est absolument pas ? Hum, disons que c'est une certaine vision des choses, comme un flash de paparazzi, une surexposition permettant de faire de l'ombre à d'autres évènements bien plus dérangeants pour le fonctionnement actuel de notre société occidentale.
Sous certaines formes d'analogie, nous pouvons dire que nous sommes encore des esclaves idolatrant de plus en plus le dieu Argent, car nourrit depuis le plus jeune age par la frénésie de consommation.
Cette image de la beauté, du bonheur et de la réussite présenté par certains de nos médias n'aurait-elle pas un fort dosage artificiel ?
La richesse ne doit-elle être que monétaire ?
Assurément non, la richesse intérieure est un bonheur bien plus précieux à mes yeux.


Allez, je vous laisse à la lecture de ces articles qui font mal par rapport à certains idéaux. C'est pas cela qui arrangera la santé de notre pouvoir d'achat...
L'application du modèle ultra-liberal est déjà effective en France, la preuve...
Comparez la pauvreté du peuple, la situation des chomeurs, des rmistes, des caissières d'hypermarché ( 900 €/mois ) et j'en passe, comparez avec vos augmentations, vos petites retraites , lorsque vous lirez ce qui suit. La France a-t-elle été un jour un peuple fraternel et solidaire ?
En scrutant le haut de la pyramide je me dis que le sommet est vraiment très lointain. En pourtant il y a 80% des personnes aux étages plus bas...
Ensemble tout devient possible... Ce slogan a un drôle de parfum...
Près de trois patrons sur quatre de grandes sociétés françaises ont gagné 40% de plus en 2007 qu'en 2006 grâce notamment à l'augmentation de leur bonus, la rémunération des poids lourds du CAC 40 dépassant les 6 millions d'euros, selon une étude à paraître mardi dans le quotidien La Tribune.
En 2007, 77% des principaux dirigeants d'entreprises françaises ont vu leur rémunération bondir, faisant des PDG de l'Hexagone les patrons les mieux payés d'Europe (notre économie française est-elle si florissante que cela ? ), d'après l'étude de Hay Group.
La rémunération annuelle médiane comprenant le salaire de base, les bonus et les stock-options des patrons des géants du CAC 40 (au moins 40.000 employés et plus de 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires) se monte ainsi à 6,175 millions d'euros.
Pour les PDG des sociétés les moins importantes du CAC 40 et des plus grosses de l'indice élargi SBF 120, elle est de 2,679 millions d'euros. Quant à la rémunération des patrons des plus petites entreprises du SBF 120, elle atteint 882.000 euros, selon les chiffres de Hay group qui a analysé les comptes de 135 groupes (CAC 40, SBF 120 plus quinze entreprises telles que ASF, Colas, Latécoère, Sanef, Airbus, DCNS).
Selon l'étude, ce sont principalement les bonus qui ont permis cette augmentation substantielle. Et cette part de la rémunération "continue à croître de manière significative", relève Hay Group soulignant qu'elle a bondi en 2007 à 1,431 million d'euros pour les mieux payés du CAC et à 764.000 euros pour le bas du CAC.
Les stock-options ont également fortement augmenté (+48% pour les 58% des 135 entreprises étudiées): leur montant valorisé ainsi que celui des autres actions gratuites a atteint 4,828 millions d'euros en médiane pour le haut du CAC 40 et 1,610 million d'euros pour le bas.
Deux tiers des entreprises conditionnent la distribution de ces actions à la performance du dirigeant, souligne l'étude, ajoutant que de plus en plus de PDG bénéficient d'un "matelas de sécurité". En 2007, ils étaient 39% à ne pas en avoir contre 60% en 2006.
Les salaires de base médian ont quant à eux progressé de 12% pour 61% des patrons. ( Vous avez eu 12 % d'augmentation vous ? )
Cadeaux boursiers pas vus pas lus LeplanB
Indignés par l’affaire de la Société générale, les médias se sont montrés beaucoup moins bavards sur la distribution de friandises fiscales aux spéculateurs.
Le même jour, les cheminots sont en grève pour défendre leur retraite. Sans doute trouveraient-ils intéressant qu’au moment où « l’équité » leur commande de se serrer la ceinture la Bourse de Paris dégrafe la sienne pour avaler sa sucrerie fiscale. Mais l’information ne leur parvient pas. Hors la presse financière et des sites Internet indépendants, aucun organe de presse ne mentionne la liquidation de l’impôt de Bourse, ni le 17 novembre ni les jours suivants. Il est vrai que les limiers du Parti de la presse et de l’argent (PPA) sont alors tous mobilisés au chevet des « usagers pris en otage ».
Rassurés par la vigilance des journalistes, les élus piochent allégrement dans le paquet de bonbons. Durant la même période, ils adoptent une réforme qui allège la fiscalité des dividendes. Jusqu’à présent, les revenus perçus au titre des actions détenues dans une entreprise étaient soumis à l’impôt sur le revenu et imposés à 24 % pour les plus hauts d’entre eux. À compter de 2008, ils ne feront plus l’objet que d’un prélèvement « libératoire » de 18 %. Pour les gros portefeuilles, cette confiserie se traduit par une diminution d’impôt d’environ 25 %. Le site Internet bakchich.info a calculé que Bernard Arnault, qui n’a touché que 327 millions d’euros de dividendes en 2007, devrait, grâce à cette réforme, économiser près de 20 millions d’euros en 2008.
Curieusement, cette bonne nouvelle n’a pas retenu l’attention des Échos, propriété de Bernard Arnault. Elle n’a pas davantage intéressé les filiales presse de Bouygues, Dassault, Lagardère, Bolloré, Pinault ou Rothschild (1). Les douceurs prodiguées aux actionnaires du PPA étant beaucoup moins cruciales que les photos de Laure Manaudou nue, il fallait, là encore, explorer les marges d’Internet pour avoir une chance de dénicher l’information.
Depuis, les ligues de vertu médiatiques ont pointé leur index boudiné sur la Société générale, coupable d’avoir sali le « capitalisme financier ». Or les 5 milliards d’euros égarés par la banque ne représentent qu’une petite fraction des sommes qu’engloutissent les subventions publiques aux entreprises et aux spéculateurs. En 2007, près de 50 milliards d’euros ont ainsi été soustraits au budget public, notamment par le biais des allégements de cotisations patronales (25,4 milliards). Aucun éditorialiste pourtant n’a évoqué à ce propos une « dérive du capitalisme financier ».
(1) Libération a évoqué l’information mais en la sous-traitant à un chroniqueur de ses pages « Rebonds » (22.10.07).