Transition

Publié le par L'envol du Phenix

TRANSITION
 
 

Après une profonde inspiration

Je parviens désormais à saturation.

Le cerveau crépitant d’informations,

Il est temps de penser à l’expiration.

Les clichés flottent dans le ciel,

Et se ramassent à la pelle.

Plombé par ce sinistre quotidien

Qu’il nous est vendu de vivre

Par ces nouveaux seigneurs de la Terre.

Il est bien courageux de vouloir dévier du système…

Leur pouvoir s’est dématérialisé,

Invisible la pieuvre financière

Ressert son étreinte sans frontières.

La pauvreté est entretenue et générée

Pour subvenir à l’appétit sans fin

D’une poignée d’hommes et de femmes

Se croyant civilisés et humains.

La matrice est en place.

L’argent numérique, inodore et sans saveurs,

Est devenu le cœur du système.

Hypnotisé par cette mise en scène médiatique,

Endormi par ces marionnettes politiques,

Savamment distrait pour ignorer l’envers du décor,

Le peuple gronde mais se soumet encore,

Dissuadé d’enfreindre les lois du système

Devant cette avalanche sécuritaire.

La mécanique est si bien huilée

Qu’elle œuvre dans un silence feutré.

Diviser pour mieux régner.

Générer le réflexe d’individualité,

En instaurant un climat de peur.

Appauvrir l’éducation et la liberté de penser.

Marteler sans cesse la même idée

Pour en faire une vérité,

Approuvée par ce troupeau appelé Opinion.

Restreindre l’accès médiatique

Aux déviants de la pensée unique.

Criminaliser les opposants du système.

Le maintien de l’ordre républicain se meut en république de l’ordre,

Prêt à surenchérir dans la violence employée.

Oui c’est une étrange période de transition,

Pour les éveilleurs de conscience.

Gaïa vibre de ces sombres émotions.

Maintenus aveuglément dans le silence,

Commençons nous à vivre une fin de cycle ?

La soumission est une mort lente de l’âme.

Oh Toi Multinationale, personne morale sans états d’âme,

Derrière toi, oeuvrent des millions d’hommes et de femmes.

Oh belle ruche ordonnancée par caste pyramidal.

La quête du pouvoir rend machiavel,

Difficile de gravir l’échelle,

Sans perfectionner son paraître professionnel.

La compétence et l’honnêteté deviennent secondaires.

Rien ne doit entraver l’intérêt de l’entreprise et de ses actionnaires.

Qui sont ces oiseaux de fers

Qui tissent des toiles dans le Ciel ?

Même notre Atmosphère est voilée.

Des scientifiques jouent les apprentis sorciers,

Abreuvés par d’obscurs financiers.

D’autres veulent égaler Dieu le Créateur.

La maîtrise du Climat est une arme du Seigneur,

Discrètement utilisée bien sûr.

Les victimes maudiront alors Dame Nature.

Bientôt flashés par des caméras,

Dans les villes à tout endroit.

Bientôt le bracelet électronique,

Bientôt les cartes biométriques,

Bientôt marqués comme des animaux,

Avec une puce sous la peau.

A moins que bientôt on relève l échine,

Pour dévier tous ensemble loin s’en faut,

De ce plan diabolique

Aux bienfaits soit disant idylliques,

Pour notre sécurité.

Mais où va notre Liberté ?

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Publié dans Poèmes

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