Rupture systémique globale ( Kezako ? )

Depuis mars, circule une information prévoyant un effondrement économique majeur, comparable à la crise de 1929.
J'ajouterai que les initiateurs de l'info ont été présomptueux de donner une date précise entre le 20/3 et le 26/6.
En revanche, leurs critères semblent en parties plausibles, même si d'autres facteurs pourraient également favoriser ce krack boursiers. Sachant que les liens financiers internationaux sont tellement entremêlés et que les milliards échangés sont plus importants que tout la production réelle de notre planète, la théorie des dominos pourraient s'envisager.
Bien sûr les anxyo-sceptiques se rassurreront en se disant que tout cela n'est pas arrivé.
Cependant, certains dominos commencent à vasciller comme les dernières news le laissent entendre. Le phénomène est pour le moment un peu plus lent à s'enclencher. Certains essaient-ils en secret de le retarder ?
Un autre évènement déclenchant serait une série de catastrophes naturelles sans précédent générant des pertes énormes, tant humaines qu'économiques, puis la faillite des sociétés d'assurance qui à leurs tours engendrerait....
En tout cas,voici quelques citations et le lien correspondant pour plus précisions.
ALERTE EUROPE 2020 / Rupture Systémique Globale
20-26 Mars 2006 : Iran/US - Déclenchement d’une crise mondiale majeure
Le Laboratoire européen d’Anticipation Politique Europe 2020 (LEAP/E2020) estime désormais à plus de 80% la probabilité que la semaine du 20 au 26 Mars 2006 voit se déclencher la principale crise politique mondiale depuis la Chute du Rideau de Fer en 1989, accompagnée d’une crise économique et financière d’une ampleur comparable à celle de 1929. Cette semaine de la fin Mars 2006 marquera le point d’inflexion d’évolutions critiques, entraînant une accélération de tous les facteurs conduisant à une crise majeure, même sans intervention militaire américaine ou israélienne contre l’Iran. Dans le cas d’une telle intervention, les probabilités d’une crise majeure, selon LEAP/E2020, atteignent 100%.
Une Alerte fondée sur 2 événements vérifiables
L’annonce de cet événement résulte de l’analyse de décisions prises par les deux acteurs-clés de la crise internationale principale actuelle que sont les Etats-Unis et l’Iran :
--> il s’agit d’une part de la décision iranienne d’ouvrir à Téhéran le 20 Mars 2006 la première bourse pétrolière en Euros, ouverte à tous les producteurs de pétrole de la région ;
--> et d’autre part, de la décision de la Réserve Fédérale américaine d’arrêter à partir du 23 Mars 2006 de publier les chiffres de M3 (l’indicateur le plus fiable sur la quantité de dollars circulant dans le monde [1]).
Ces deux décisions constituent à la fois les indices, les causes et les conséquences de la transition historique en cours entre l’ordre créé après la 2° Guerre Mondiale et le nouvel état d’équilibre international en gestation depuis l’effondrement de l’URSS. Leur magnitude comme leur simultanéité vont agir comme un phénomène catalyseur de toutes les tensions, faiblesses et déséquilibres accumulés depuis plus d’une décennie dans le système international.
Une crise mondiale déclinée en 7 crises sectorielles
Les chercheurs et analystes de LEAP/E2020 ont ainsi identifié 7 crises convergentes que les décisions américaine et iranienne de la semaine du 20 au 26 Mars 2006 vont catalyser en crise globale, affectant toute la planète dans les domaines politique, économique et financier, et probablement militaire :
1. Crise de confiance dans le Dollar
2. Crise des déséquilibres financiers américains
3. Crise pétrolière
4. Crise du leadership américain
5. Crise du monde arabo-musulman
6. Crise de la gouvernance mondiale
7. Crise de la gouvernance européenne
L’ensemble du processus d’anticipation de cette crise est détaillé dans le les prochains numéros du « GlobalEurope Anticipation Bulletin » élaboré par LEAP/E2020, et en particulier dans le N°2 qui paraît ce 16 Février 2006. Y figureront les analyses détaillées de chacune de ces sept crises ainsi que les recommandations pour diverses catégories d’acteurs (notamment gouvernements et entreprises) et des conseils opérationnels et stratégiques pour l’Union européenne…
Dès le 15 février 2006, le GlobalEurope Anticipation Bulletin N°2 annonçait qu’une crise politique, économique et monétaire internationale se déclencherait au cours de la dernière semaine de mars 2006. Le communiqué public résumant cette anticipation a fait le tour du monde suscitant de violentes critiques bien sûr, mais surtout les plus chauds remerciements et une vive reconnaissance pour avoir ouvert un débat jugé salutaire.
Dans ce numéro 2, GEAB dévoilait notamment un fait majeur, passé totalement inaperçu des médias et des analystes financiers : la décision de la Réserve Fédérale américaine de cesser de publier fin mars un indicateur macro-économique essentiel à l’estimation de la santé du dollar et de l’économie internationale, l’indicateur M3. Leap/E2020 précisait que cette décision reflétait une décision de monétariser la dette US et de camoufler le début d’un processus d’effondrement du Dollar.
Extrait GEAB 2 (15 février)
Annonce d’un déclenchement de crise fin mars 2006
« Cette semaine de la fin Mars 2006 marquera le point d’inflexion d’évolutions critiques, entraînant une accélération de tous les facteurs conduisant à une crise majeure… la décision de la Réserve Fédérale américaine d’arrêter à partir du 23 Mars 2006 de publier les chiffres de M3 va agir comme un phénomène catalyseur de toutes les tensions, faiblesses et déséquilibres accumulés depuis plus d’une décennie dans le système international… par cette décision, les Etats-Unis entreprennent de ne pas rembourser leur dette, ou plus exactement de la rembourser en « monnaie de singe » »
(GEAB 2, 15 février 2006)
En un mois les signes de la crise systémique globale sont désormais devenus évidents. Les principaux médias mondiaux parlent désormais ouvertement de risque de krach mondial dans le domaine monétaire et boursier. Ils évoquent l’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis.…
Enfin pour conclure voici ce que j'ai trouvé sur un journal belge
Et si l'étoile du dollar comme monnaie de référence mondiale pâlissait ? Les «pétronations» le boudent, et les déficits jumeaux (budgétaire et commercial) des Etats-Unis nuisent à sa crédibilité. Peut-être une chance, pour l'euro, de rivaliser avec l'omnipotent billet vert.
Voici une dizaine de jours, la vénérable banque centrale suédoise, la Riksbank, a annoncé qu'elle réduisait ses avoirs en dollars (de 37 % à 20 %) au profit de l'euro. La monnaie communautaire représente à présent 50 % de ses réserves. Et Alexei Kudrin, ministre russe des Finances, a indiqué en marge du sommet du G7 (réunion des sept plus grandes puissances mondiales) que le déficit endémique de la balance commerciale US et la volatilité récente du dollar nuisaient à son statut de devise de réserve.
«La plupart des pays constituent leurs réserves de devises en dollars, tempère un expert. Le billet vert représente deux tiers des réserves des banques centrales dans le monde (voir graphique). La demande de dollars est constante, quel que soit l'état de santé de l'économie US.» Les «déficits jumeaux» (budgétaire et commercial) abyssaux des Etats-Unis rendent le pays très dépendant de ce statut de valeur-refuge. L'économie américaine dépense $ 800 milliards de plus que le total de ses rentrées. Elle doit donc attirer des investissements nets pour soutenir sa devise. Si le dollar perdait son statut, la plongée du billet vert entraînerait probablement une récession de l'économie mondiale.
On n'en est pas encore là. Mais la diversification des avoirs des banquiers centraux, et plus largement des investisseurs du monde entier, ne doit pas être prise à la légère.
Désamour de l'OPEP
Dans ce contexte, le déplacement de la «pétromanne», évoqué récemment dans nos colonnes, est intéressant à observer. Certaines banques centrales du Golfe (Emirats arabes unis, Qatar, etc.) ont déjà rééquilibré leurs réserves en faveur de l'euro. Alors que, jusqu'à une date récente, les nations de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) soutenaient le billet vert en investissant massivement leurs plantureux revenus en dollars. L'après-11 septembre 2001 a modifié leurs comportements.
Sans compter que la relative bonne santé des économies européennes devrait inciter nos banquiers centraux à relever les taux d'intérêt pour maîtriser l'inflation. Conséquence : les returns potentiels sur des placements en euro - et en yen, car le Japon est en pleine forme - vont s'améliorer.
Le désamour des pays exportateurs de pétrole envers le dollar pourrait donc s'accentuer. Or, le pétrole est la colonne vertébrale du roi dollar. Une des principales raisons de son hégémonie tient au fait que les échanges d'or noir sont exprimés exclusivement en billet vert. Résultat : la Russie et l'Europe en sont dépendantes. «Comme les banques centrales basculent vers des avoirs en euros, on pourrait imaginer que la prochaine étape serait un pétrole russe exprimé dans la monnaie européenne, reprend notre expert. Les commentaires de Kudrin le laissent sous-entendre. L'Union est le principal partenaire énergétique de la Russie. A cela s'ajoute la volonté de l'Iran de créer une plateforme de négoce pour concurrencer Londres et surtout New York. Elle pourrait utiliser l'euro comme monnaie de référence. Pour certains, ce serait même l'une des raisons pour lesquelles Washington voudrait attaquer le régime de Téhéran…»
Pour le moment, les Etats-Unis et le dollar peuvent encore compter sur le soutien de la plupart des pays de l'OPEP, et notamment l'Arabie Saoudite. Jusqu'à quand ? Le déficit US est de plus en plus préoccupant. Il était d'ailleurs au centre des débats lors du récent sommet du G7. La limitation de l'hégémonie du dollar y a été évoquée, à mots couverts. Elle est souhaitée par beaucoup, même par le Fonds monétaire international. Et elle pourrait favoriser l'arrivée de l'euro comme autre monnaie de référence dans le système pétrolier.
Pierre-Yves Warnotte
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et puis ceci ...
LE PÉTRO-DOLLAR, INSTRUMENT DE DOMINATION MONDIALE
