Sarko, Monsieur 140 %

Publié le par L'envol du Phenix

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Qui n'a pâs rêvé un  jour d'être augmenté de 140  % ?
En tout cas Sarko l'a fait ! Et en claquant des doigts !

Tout le monde sait bien que lorsque le moral est en baisse, lorsque l'on a des peines de coeur, se faire un petit plaisir pour se changer les idées cela fait du bien.
Dans un contexte où la France doit se serrer la vis au nom du dogme ultralibérale, eh bien les hautes sphères s'en mettent plein les poches.

Rappelez-vous, il n'y a pas si longtemps,
un des premiers actes du gouvernement Raffarin : augmentation de 67% du salaire des députés ! Et Puis leurs régimes spéciaux, ils travaillent 5 ans et ils cotisent à la retraite pour 10 ans ! Ce n'est pas magique la politique ? Tiens sur ces épisodes là, les députés de gauche ne se sont pas indignés....

Les français ont voté pour Sarko ? Eh bien ils n'ont que ce qu'ils méritent.
Ah c'est beau la vie de Nabab...

Comme Profession Politique l’a révélé, l’Élysée réforme sans tarder les comptes de la présidence. Le budget va tripler et le salaire de Nicolas Sarkozy va passer à 19 000 euros brut par mois.
Le budget de l’Élysée va tripler en 2008. Alors que le projet de loi de finances prévoyait une enveloppe de 32,3 millions, un amendement gouvernemental voté mardi a ramené ces crédits à un peu plus de 100 millions... par souci de transparence. Dans une note adressée au rapporteur de la mission budgétaire Pouvoirs publics à l’Assemblée nationale et révélée par Profession Politique, Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, estimait le 22 octobre que l’Élysée serait en mesure, “en principe avant la fin de l’année 2007 pour un budget clarifié et transparent dès 2008, de demander au Parlement une consolidation de sa dotation”. En clair, la présidence souhaitait réintégrer dans ses comptes plus de 800 personnes actuellement “prêtées” par les administrations. En ce moment, 159 postes sont rémunérés directement par l’Élysée (98 contractuels et 61 mis à disposition par différents organismes ou entreprises publiques).

Course contre la montre

La majoration votée (+ 68,5 millions) est destinée “au fonctionnement et à la rémunération des personnels mis à disposition de la présidence de la République et aujourd’hui pris en charge par différents ministères”, selon l’amendement adopté mardi. Dans le détail, 50,9 millions d’euros serviront à rembourser aux ministères d’origine le salaire des fonctionnaires qui travaillent pour l’Élysée. Par ailleurs, 17,6 millions d’euros concernent des dépenses de fonctionnement aujourd’hui prises en charge par d’autres administrations (Défense, Affaires étrangères, Intérieur, DOM-TOM).
Suite à nos révélations et à la polémique naissante sur l’augmentation de 140 % du salaire du Président évoquée par la note de l’Élysée, le gouvernement a transmis en urgence mardi cet amendement modifiant le budget initial. Il fallait faire vite puisque les crédits de la mission Pouvoirs publics étaient examinés mardi soir...

Les principaux points de la note d’Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy.

- “La présidence sera en mesure, en principe avant la fin de l’année 2007 pour un budget clarifié et transparent dès 2008, de demander au Parlement une consolidation de sa dotation [...]. Cette consolidation de l’existant conduira mécaniquement à une augmentation de la dotation (le budget officiel de la présidence passant grosso modo - et sur la seule base des dépenses constatées avant l’entrée en fonction du nouveau président de la République - de 32 à 100 millions d’euros) dont la nature est purement comptable. Elle sera sans effet sur le montant réel des dépenses de la présidence et compensée par une réduction correspondante des crédits actuellement alloués aux ministères pour financer les activités de la présidence.”

-  “Chaque année, à compter de 2008, et en vertu là encore du principe de transparence, la présidence de la République publiera un rapport d’activité retraçant l’utilisation des fonds alloués à son fonctionnement.”


-  “Il sera proposé que la Cour des comptes vérifie chaque année la nature des dépenses effectuées et certifie l’exactitude et la sincérité du rapport d’activité de la présidence et des documents communiqués au Parlement
[...]. Concrètement, la Cour des comptes aura accès à tous les documents et pièces comptables de la présidence. Outre son contrôle sur la nature des dépenses, elle s’assurera que la présidence a pris les dispositions nécessaires pour assurer la meilleure gestion possible des fonds publics qui lui sont alloués (tenue d’une comptabilité, respect du code des marchés publics, etc.).”


-  “S’agissant enfin de la rémunération du président de la République, il paraît souhaitable que celle-ci soit fixée par la loi et portée à un niveau comparable à celle du Premier ministre et des homologues étrangers du président de la République française.”

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Publié dans Actualités

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