La sagesse amérindienne

Publié le par L'envol du Phenix

Outre la lecture du livre l'Envol du Phénix de Mary Summer Rain,  de nombreuses oeuvres sur la sagesse amérindienne ont fait vibrer mon coeur et mon âme.

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Mère Nature  a effectivement bien du soucis à se faire avec ses enfants qui la matyrisent et la spolient sans respect. L'égo de l'homme blanc aveuglent bien trop de gens, c'est tellement dur de voir les choses autrement que la majorité des gens. 

Mais voyez plutôt. Un petit condensé de sagesse amérindienne, trouvé ici et là...


 
votre légende
*QUAND LE DERNIER ARBRE AURA ETE ABATTU...

 
...QUAND LE DERNIER FLEUVE AURA ETE EMPOISONNE...

 
...QUAND LE DERNIER POISSON AURA ETE PECHE...

 
...ALORS SEULEMENT NOUS COMPRENDRONS QUE L'ARGENT NE SE MANGE PAS*

 

"L'héritage spirituel des indiens d'Amérique est toujours là - il n'a pas été perdu. Je suis persuadé que le feu spirituel continue de brûler, et qu'il invite l'Amérique, et à travers elle le monde entier, à s'en approcher, à écouter, à apprendre, à profiter de sa chaleur et de ses bienfaits.
Moi-même, en tant qu'Indien conscient des réalités spirituelles, je suis convaincu que le temps est venu de me tourner vers mes sœurs et mes frères blancs, et d'offrir en partage à tous ceux qui le désirent ce que nous, les premiers habitants de cette terre, nous possédons encore. Il est grand temps que le rideau en peau de daim soit ouvert. C'est le moment, je le sais.

Eddie Benton-Banai
Grand Chef objibway de la Société des Trois-Feux et éducateur à la Red School House



« ARRÊTE , TU ME FAIS MAL »

Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours.

 

Lorsque nous Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous.

 

Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.

 

L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout.

 

L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite.

 

L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres.

 

Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout.

 

Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention.

 

Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu...

 

Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc ?

 

Partout où il la touche, il y laisse une plaie.

 

Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)

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"Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.
Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.
Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut."
Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas (Sioux)

"Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas « sauvages » à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était « infestée » d'animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu'à l'arrivée de l'homme barbu de l'Est qui nous accable d'injustices insensées et brutales."
Standing Bear, chef Lakota (Sioux)



"Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forcés de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition? (...) L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie...
En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.
Il n'en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?"Kondiarionk, chef Huron, s'adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve


"Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.
Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui, elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage."Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux


"Enfant, je savais donner. J'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd'hui, j'admire avec l'homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars !"Chiyesa, écrivain indien contemporain
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"L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d'Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l'homme blanc.
Aujourd'hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l'eau dans notre sol, afin de créer plus d'énergie pour les villes de l'homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu'on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.
Aujourd'hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage; l'homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant.
Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d'hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre.
Nous, les chefs religieux et porte-parole légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d'envoyer au président des Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l'humanité, afin que la Paix, l'Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes."Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970

extraits du livre de T.C.Mac Luhan, "Pieds nus sur la terre sacrée"

SAGESSE
 

O Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents
et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi.

Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants
Je suis faible...je suis petit...j'ai besoin de ta sagesse et de ta force.

Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes yeux
aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.

Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées
et rends mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre ta voix.

Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple et les leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.

Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères mais afin d'être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.

Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi
avec des mains propres et un regard droit.

Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra comme s'éteint un coucher de soleil
mon esprit pourra venir à toi sans honte ...

Prière Ojibwa

LE CAPTEUR DE RÊVES

Les Capteurs de rêves sont aussi appelés Attrapeurs de rêves ou Dreamcatcher (nom anglais). L'attrapeur de rêves est une pièce artisanale perpétuant une légende amérindienne.Cet objet tissé un peu comme une toile d'araignée, a pour fonction de filtrer tous les rêves. La légende veut que les rêves traversent la toile, les bons rêves se dirigent vers les plumes et ressortent pour rester dans la chambre, les mauvais rêves sont emprisonnés dans la pierre située sur la toile jusqu'au lever du soleil. Aux premiers rayons de lumière, les mauvais rêves seront brûlés. Placez ce bel objet à la fenêtre de votre chambre..... et faîtes de beaux rêves !

 

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D
Salut, c'est Didier d'ONCT.Je découvre que tu es sur la même communauté que moi (Freemen) et que tu as des références similaires.On se connaît ?
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L
Bonjour Didier. Effectivement nous avons des sources communes. Le site d'on nous cache tout était l'un des plus intéressants. Je n'ai que trop peu participé aux forums. Aussi je n'ai pas souvenir de te connaître. Mais vieux motard que jamais. ;-)Au plaisir.
C
Encore un beau moment de poésie, comme une pause dans le temps. On aimerait revenir vers plus de sagesse, et cet article nous y encourage. Savoir s'arrêter cinq minutes et prendre le temps de réfléchir à tout cela.Merci Mr l'agitateur de conscience.
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