Philippe de Lyon ( Thaumaturge et Homme de Dieu )


Nizier Anthelme Philippe (1849-1905)
Au cours des séances de guérison, Monsieur Philippe, plus connu sous le nom de Philippe de Lyon, donnait à bâtons rompus son enseignement. Certains auditeurs prenaient des notes, ou bien, rentrés chez eux, écrivaient ce qu’ils avaient retenu. Alfred Haehl en fit autant et c’est grâce à lui, et à d’autres tel Papus , et Sédir, que l’on a conservé les enseignements de Maître Philippe. Docteur Philippe Encausse les a classés par thèmes. En voici quelques exemples :
Amour du Prochain - La Charité
demande : Qu'est-ce que la sagesse ?
réponse : Ce n'est pas souvent ce que pensent votre voisin et votre ami qui se plaignent que leur fils ou leur fille se comporte de telle ou telle façon. La sagesse est de faire à autrui ce que vous voudriez qui vous fût fait.
Aucune religion ne sauve si on n'aime pas son prochain comme soi-même.
Je ne puis rien, je ne fais que demander à Dieu, et vous ne pouvez éprouver de soulagement dans cette salle, soit pour les maladies, soit pour alléger le fardeau qui pèse lourdement sur ce triste monde, que si, à votre tour, vous avez quelque chose du côté de l' "Avoir", quelque chose que vous ayez fait pour le Ciel. Celui qui n'a pas fait d'oeuvres méritoires n'a rien à attendre, et de même vous ne pouvez être entendus. Il ne faut pas être réfractaire à la Lumière, mais tâcher de se mettre sur son chemin.
Ce qui nous empêche d'avancer, c'est l'orgueil, l'égoïsme, le doute. Nous n'avons pour le moment qu'à faire des efforts pour aimer notre prochain comme nous-mêmes. Si nous pouvions y arriver, nous avancerions à pas de géant.
De même, il est du devoir du riche de donner au pauvre, et de celui qui n’a rien, de ne pas envier le riche, car l’un et l’autre manqueraient à la charité ; et personne n’entrera dans le royaume du Ciel s’il n’a la Charité. On dit souvent : Telle personne est bonne ; elle a laissé telle somme en mourant... Eh oui, elle l’a laissée parce qu’elle n’a rien pu emporter. C’est de son vivant qu’elle aurait bien fait de donner.
Pour être charitable, il n'est pas nécessaire de se dépouiller de tous ses biens ; mais ce qu'il faut avant tout, c'est aimer son prochain, ne juger personne, ne pas critiquer et ne jamais parler des absents.
La Prière
Souvenez-vous que la prière est par excellence le lien qui vous rattachera au Ciel. La prière seule ne peut nous sauver, mais elle donne prise à notre ange gardien pour nous conduire. Vous ne pouvez rien par vous-même, mais votre prière peut déclencher l’action du Ciel.
Ne vous embarrassez pas de phrases et de mots : le Pater et l’Ave Maria suffisent ; Que votre demande soit simple ; bien souvent un élan du cœur est une plus belle prière que de nobles pensées joliment exprimées. Loin de moi, l’intention de diminuer la beauté de certaines demandes, mais souvenez-vous bien que Dieu, Notre Père, voit dans nos coeurs ce qui s’y trouve c’est pourquoi la forme devient secondaire.
Si vous saviez quelle puissance il y a dans la prière des petits enfants ! Soyons donc comme eux et prions comme ceux que Notre Seigneur aimait voir venir à Lui. N’oubliez pas, cependant, que si nous voulons que nos prières soient entendues, nous devons être attentifs en priant, et aussi nous devons être riches, riches en bonnes actions, car, alors : " on donnera à celui qui a ; mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. " (Marc, IV,25.) Il est utile de prier, non pour alléger ses souffrances mais pour demander la force, le courage.
Notre prière n’est pas toujours entendue, et c’est heureux, car si Dieu entendait toutes les prières, elles l’offenseraient souvent. Mais il est utile de prier parce que cela nous entretient en haleine ; Cesser de prier, c’est ne plus pouvoir prier un jour. Et puis, notre Ennemi est effrayé ; s’il sait que nous prions, il n’ose plus attaquer. Il ne faut demander que lorsque les souffrances, devenues intolérables, nous empêchent d’agir. Si la prière est entendue, vous le sentirez à un état spécial d’extériorisation, de lumière intérieure, mais pas de souffle ni de tremblement matériel. Si nous ne pouvons prier, c’est que nous avons négligé de le faire en temps opportun, quand tout allait bien. Une prière qui n’est pas entendue de Dieu peut cependant être entendue par d’autres Êtres, qui alors nous aident pour que nos prières soient exaucées.
On doit toujours prier pour apprendre à prier.
L'Orgueil
C'est l'Homme même ; il est impossible de le vaincre. Aussi le Ciel ne nous demande-t-il que d'aimer notre prochain.
L'égoïsme est la racine de tout les vices ; l'orgueil en est une partie.
L'orgueil est la souce de tous nos maux. Il nous oblige à penser à nous avant de penser à nos frères.
La Pensée
Tout dans la nature est lié ; toutes nos pensées se répercutent en bien comme en mal. De là vient que nous avons des joies ou des lassitudes que nous ne pouvons nous expliquer.
La pensée est une étincelle de l'âme.
Règles de vies
Ne jamais juger autrui.
Il faut semer toujours. Il faut faire ce qui coûte le plus. Rire dans l'ennui est le commencement de la foi.
Pour nous connaître, voyons ce dont nous chargeons le prochain.
Il ne faut pas médire, c'est offenser Dieu car le prochain a, en lui, comme nous, une étincelle de Dieu.
Tant que vous direz : "Toi c'est toi, mais moi c'est moi", vous aurez du chemin à faire...
Les chemins tracés par la nature sont nombreux et variés ; ils doivent être tous suivis par des êtres différents, les rôles ingrats comme les beaux. Ne jugez donc personne !
L'oubli est une sorte de pardon. Pardonner à celui qui nous nuit c'est semer en lui le germe qui, un jour, produira les remords et le retour au bien.
Le découragement est un faux pas. Ne le laisser pas devenir une chute !
La Voie
Je ne vous demande qu'une chose, aimer votre prochain, n'avoir aucune rancune et idée de vengeance. Pourquoi "déterrer les morts" et revenir sur les peines passées ? Il faut marcher en avant sans regarder en arrière. Voulez-vous que je vous dise ce qu'il fait faire pour être toujours heureux ? Il faut demander des adversités et ne jamais s'en plaindre.
AIMEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES !
Chaque être a son chemin ; et le chemin de l’un n’est pas celui de l’autre mais tous les chemins sont dans LE Chemin.
Faites le bien, mais il ne faut pas le faire de façon que tout le monde le sache. Si un laboureur sème des graines, il doit les recouvrir de terre pour les faire germer.
La colère dégrade l’Homme, l’avilit et le met au rang des inférieurs.
C’est aux vents de la montagne et de la mer que croissent les fleurs les plus robustes et, parmi les épines des buissons, se trouvent les fleurs délicates. Il faut aussi l’air des adversités et les ronces du chemin de la vie pour pétrir de force et de sensibilité notre cœur.
Les maladies ne sont pas des « punitions ». Dieu ne punit pas. Ce que nous appelons « châtiment » ou « punition » n’est qu’une difficulté logiquement attachée à nos actes précédents.
Pour nous connaître, voyons ce dont nous chargeons le prochain !
La mort n’existe pas. Le corps rend à la terre la matière qu’à son tour elle lui redonnera par la création d’un autre corps. Mais, si vous voulez être bien après ce changement, cette transformation, il faut préparer votre couchette, car après la mort tous les actes de la vie repassent devant vous.
La mort n’est effrayante que pour ceux qui entourent le mourant.
Ne regarder que le pas suivant ; ne pas s’embarrasser d’horizons plus lointain. Ne pas revenir sur les peines passées, il faut marcher en avant sans regarder en arrière. Aimez vous les uns les autres. Veillez et priez, le Ciel peut tout.
Le découragement est un faux-pas. Ne le laissez pas devenir une chute.
Avant que l’âme ne s’incarne, « on » lui montre pendant trois jours (si elle est très courageuse) tous les événements par lesquels elle devra passer dans la vie. Mais, si elle est poltronne, « on » ne lui montre rien. En effet, bien souvent elle refuserait de vivre. Beaucoup d’avortements sont dus à cette perception consciente des douleurs à venir et au refus de l’âme de venir en ce monde. Au reste, c’est un mauvais calcul car il faut, tôt ou tard, que cela soit. Remettre les ennuis à plus tard est une méthode illusoire et parfois même maladroite.