Société Générale, le coup de pouce qui fait mal

Publié le par L'envol du Phenix

Difficile d'échapper à l'information relatives aux épopées de la Société Générale.
Vous en pensez quoi de cette affaire ?

Personnellement je me pose de nombreuses questions sur la part de vérité  dans cette histoire.

Dernièrement en surfant à droite à gauche, j'ai découvert que ce serait la Société Générale a banque française la plus exposée dans la crise des subprimes.

Et la semaine dernière Patatra !!!

Un trader fou fait perdre au final 5 Milliards d'€uros à la banque. La Banque a été contrainte en pleine crise boursière de rattraper le coup. 

Le fraudeur a donc fait perdre deux fois plus que la crise des subprimes !?!?!
Et on apprend cela, la semaine où les bourses plongent.
Quelle drôle de coïncidence !

Et  que dit la Société Générale ? Que la banque n'a pas commis de faute...
Ben voyons, le contrôle de gestion et la comptabilité ça n'existe pas dans le monde financier ?

Notre président de la république et son premier ministre se sont empressés de déclarer que la fraude ne remettait pas  en cause la solidité et la confiance à porterenvers la Société Générale.
Ben voyons, qu'auraient-ils pu dire d'autres, eux , les grands défenseurs et portes paroles des seigneurs financiers.

Mais bon on sait qu'un mensonge répété mille fois devient une vérité. N'est-ce pas Goebbels ? Goebbels qui ? :-) ( Pour ceux qui ne savent pas, google vous renseignera )

Cette communication orchestrée ne semble pas si académique que cela.

Et aujourd'hui quelles sont les news ?

Kerviel, le trader n'a pas agi dans le but d'un enrichissement personnel, dixit son avocat. Il n'est pas le seul à opérer de la sorte. C'est une fraude ou bien c'est une faute professionnelle ?

Et quoi d'autres encore ?

une centaine d'actionnaires de la banque ont porté plainte contre X pour "manipulation de cours" et "délit d'initié".

La plainte vise notamment un administrateur de la Société Générale, l'Américain Robert A. Day, 64 ans, qui a vendu 85,7 millions d'euros d'actions de cet établissement financier le 9 janvier.

Le 24 janvier, la banque avait annoncé à la surprise générale environ 7 milliards d'euros de pertes exceptionnelles: 2 milliards attribués à la crise des "subprime" et 4,9 milliards à la "fraude" d'un trader isolé.

Serait-ce là une nouvelle affaire EADS ?

Décidément, le monde de la finance est de plus en plus opaque, incontrolable et antisocial.

Mais le coeur du système économique n'a pas encore fini d'hoqueter. Le système financier est malade. La voyoucratie, l'absence de déontologie et de participation au progrès social auront raison de lui.

Bonne lecture :

Société générale : Jérôme Kerviel est innocent

Société générale : Jérôme Kerviel est innocent
 

Jérôme Kerviel est innocent.

D’abord parce que tout citoyen est, en France, présumé innocent jusqu’à ce qu’un tribunal le condamne...

Mais pas seulement.

Cette affaire sentait mauvais. On le pressentait. On l’écrivait... chez Diner’s Room... sur Betapolitique...

Petit rappel des faits. Lundi dernier, les bourses mondiales sont secouées par un krach attendu depuis longtemps, qui ne se calmera qu’après que la Banque centrale américaine ait accepté de baisser ses taux.

Mercredi soir, la Société Générale annonce, devant la planète entière stupéfaite une perte de 7 milliards d’euros, 2 milliards étant causés par la crise dite des "subprimes" et 5 milliards liés à la fraude massive et isolée d’un jeune trader.

Jeudi, la France et l’Europe ne parlent que de ce vol. Fillon en parle depuis Davos, Sarkozy semble l’avoir découvert en Conseil des ministres. Tout le monde croit voir un nouvel Arsène Lupin en la personne du trader "de génie". Pour faire un bon mot, Claude Askolovitch, sur I-télévision, dit que quand le jeune homme sortira de prison, il est prêt à lui accorder la main de sa fille.

Rapidement, la culpabilité du jeune homme, annoncé en fuite, ne fait plus de doute. On s’interroge doctement sur ses complicités (il n’en n’a pas), sur les failles de sécurité dans la Banque (il n’y en a pas), sur la responsabilité de M. Bouton, PDG de la Société générale (il décide de se priver de six mois de salaires).

Samedi, les lecteurs attentifs d’Internet et de la presse trouvent quelques phrases bizarres. Le jeune homme fait savoir par son avocat qu’il n’est pas en fuite, mais en France, et que sa mère l’a rejoint. Le Monde signale, en passant, que la baisse des taux de la Fed serait liée à cette affaire. On apprend que Kerviel est inculpé de "faux et usages de faux" et non de vol. Il est d’ailleurs placé en garde à vue. On entend ici et là qu’il n’y aurait pas enrichissement personnel. On lit, ici ou là, rarement, que la perte aurait été d’un milliard et que les 5 milliards proviendraient de la vente d’actifs incertains en pleine tempête boursière... On commence à s’interroger sur la simultanéité des deux annonces (Kerviel et les subprimes)... Bref, la bouteille à l’encre.

Aujourd’hui, par le biais de son avocat, Jérôme Kerviel commence à donner une version plus réaliste. On peut la lire ici, dans la dépêche AFP. Ce jeune trader n’a pas volé. « Le trader "n’a pas agi à son profit direct et personnel" dans cette affaire qui a provoqué une perte de 4,9 milliards d’euros pour la Société générale, a indiqué le procureur, Jean-Claude Marin. » Il a tenté pour le compte de sa banque des exploits invraissemblable et a contourné les systèmes de sécurité pour que ses ordres puissent passer.

Il faut savoir quand même que les banques, de nos jours, passent leur journée à jouer à de drôles de jeux d’argent. Que pour 1000 barrils de pétroles achetés sur les bourses, il n’y en n’a pas même 50 dans les pétroliers, le reste est fictif. On parie que telle action va baisser, on parie qu’elle va monter. On achète à la baisse, on vend à terme, on joue avec des produits dérivés ou avec les dérivés de produits dérivés.

Les "traders" ou "arbitragistes" en charge de ces achats et de ces ventes (les ex "golden boys") carburent pour beaucoup d’entre eux à la coke (pas tous, pas tous), vivent sous adrénaline (tous), brassent des sommes qui défient l’imagination. Ils sont tous en tension permanente, comme un skieur de géant qui skierait pendant dix ans. Ils touchent des salaires colossaux, qui défient l’imagination, puis on les jette comme des citrons, essorés, inutiles, mais riches, très riches.

Jérôme Kerviel a joué avec le feu. Il a désobéi aux consignes de sécurité. Il a consenti des investissements incertains. Il a dissimulé certaines prises de risque. C’est sans doute une faute lourde, qui justifie peut-être le licenciement. Mais ce n’est pas Arsène Lupin. Il voulait faire gagner beaucoup à son employeur et toucher la prime. Les verrous de sécurité n’ont pas fonctionné. Les a-t-ils brisés ? On ne sait pas. On nous crie aujourd’hui que c’est le cas. Mais cela fait une semaine qu’on nous balade.

Mais quoi qu’il ait fait, n’est-ce pas ce système entier qui est complètement fou ? Qui peut laisser un jeune homme de 31 ans acheter pour 1 milliards d’euros de trucs qui n’existent pas "mais ce n’est pas grave parce qu’on les revendra avant d’avoir besoin de les payer" ? Quelle société peut accepter que se créent et de défassent des fortunes de papier qui ne correspondent plus en rien au travail humain, aux consommations, à ce qui a de la valeur ?

Oui, Jérôme Kerviel est le lampiste de service, dans cette affaire. Il serait temps de repenser de fond en comble le pouvoir de la finance dans notre drôle de civilisation.

Est-ce ça une politique de civilisation ?

Pourquoi pas ?

Lundi 28 Janvier 2008
 
 

  http://www.betapolitique.fr/Societe-generale-Jerome-Kerviel-02605.html


PARIS (AFP) - Le trader Jérôme Kerviel, accusé par la Société Générale d'être l'auteur d'une "fraude" record de 4,9 milliards d'euros, a été inculpé lundi notamment pour "abus de confiance" mais laissé en liberté, après avoir reconnu devant les enquêteurs avoir dissimulé des opérations à risque. Evénement

Jérôme Kerviel, 31 ans, a été inculpé en début de soirée au Palais de Justice de Paris pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et "introduction dans un système de traitement automatisé de données informatiques", selon son avocate, Elisabeth Meyer.

Sa remise en liberté, après deux jours d'interrogatoire, a été assortie d'un contrôle judiciaire, dont l'avocate n'a pas précisé les conditions. Il n'y a pas eu de caution versée.

Les juges d'instruction Renaud van Ryumbecke et Françoise Desset n'ont pas retenu les chefs de mise en examen "d'abus de confiance aggravé" et de "tentative d'escroquerie" requis par le parquet, qui avait également réclamé la mise en détention provisoire du trader.

Devant les enquêteurs de la Brigade financière, Jérôme Kerviel avait auparavant nié tout enrichissement dans cette affaire qui a plongé dans la tourmente la Société Générale, une des trois plus grandes banques françaises.

Un autre front s'est ouvert lundi pour la banque, et son PDG, Daniel Bouton : une centaine d'actionnaires de la banque ont porté plainte contre X pour "manipulation de cours" et "délit d'initié".

La plainte vise notamment un administrateur de la Société Générale, l'Américain Robert A. Day, 64 ans, qui a vendu 85,7 millions d'euros d'actions de cet établissement financier le 9 janvier.

Le 24 janvier, la banque avait annoncé à la surprise générale environ 7 milliards d'euros de pertes exceptionnelles: 2 milliards attribués à la crise des "subprime" et 4,9 milliards à la "fraude" d'un trader isolé.

Dans cette affaire sans précédent qui a stupéfié le monde de la finance, Jérôme Kerviel "n'a pas agi à son profit direct et personnel", avait déclaré le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avant l'inculpation du trader.

M. Kerviel a admis avoir cherché à "dissimuler des prises de positions aventureuses sur les marchés", a-t-il dit.

Le procureur a levé une partie du voile sur les motivations du jeune homme, objet de toutes les spéculations : Jérôme Kerviel "espérait apparaître comme un trader d'exception, un anticipateur de marché".

Employé discret payé moins de 100.000 euros par an, loin des revenus des "golden boys" de la finance, il espérait toucher 300.000 euros de primes en 2007 pour ses bons résultats, a dit le procureur.

Selon lui, Jérôme Kerviel a commencé à réaliser des opérations non autorisées dès la fin de l'année 2005. La banque avait affirmé jusqu'alors que le trader avait commencé à prendre des "positions frauduleuses" seulement à la fin 2006.

Au début de 2008, Kerviel "a anticipé, de son point de vue, un retournement du marché qui était extrêmement bas" et pris des positions sur "plus de 50 milliards d'euros", attirant à ce moment l'attention de la banque.

La Société Générale, qui est "victime dans cette affaire", a encore assuré le procureur, "a pris la décision de faire cesser ce risque qui pesait sur elle".

Elle n'était pas "obligée" de vendre mais la volatilité des marchés "pouvait faire accroître la perte très au-delà des 5 milliards et donc, stratégiquement, il était insensé de rester en position de risque sur un tel montant", a expliqué le magistrat.

"M. Kerviel estime qu'en attendant un peu, il y aurait eu moins de pertes", a-t-il souligné.

Le jeune homme a dit avoir agi seul, mais a affirmé que d'autres traders faisaient comme lui, bien qu'à "moindre niveau". "D'autres traders ont fraudé, c'est l'organisation de la défense de M. Kerviel, pour l'instant nous n'en avons aucune preuve", a noté le procureur.

L'action de la Société Générale a dégringolé lundi à son plus bas niveau depuis l'été 2004, perdant 3,82% à 71,05 euros, après avoir déjà abandonné 13,44% la semaine dernière. La Société Générale vaut actuellement moins de 35 milliards d'euros, contre près de 75 milliards il y a huit mois.

 






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Publié dans Actualités

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C
Très intéressant ton article. Ca confirme la grande part d'ombre de cette affaire. A suivre!
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